Victoire de la gauche,
défaite cinglante de la droite.
La victoire de la gauche était annoncée, elle est largement confirmée lors de ce deuxième tour des élections. Dans l’Aisne 49,11%des voix se sont portées sur la liste de gauche, et à Saint-Quentin, ce score est monté à 49,36%.
Le report des voix de gauche du premier tour s’est globalement bien fait, et la progression de la participation a d’abord profité à la gauche.
Dans ces résultats, il faut d’abord voir la confiance des électeurs aux équipes sortantes, sur la base du bilan et du projet.
Les concitoyens souhaitent qu’on poursuive une politique de développement de leur région et de réduction des inégalités entre les territoires notamment dans le domaine de l’éducation, des transports, de la santé et de l’accès aux services publics ..
La deuxième analyse, c’est le soufflet mis à la droite.
Nos concitoyens se rendent compte que loin de faire barrage à la crise, l’UMP a contribué à en aggraver les conséquences sociales, en profitant même pour essayer de faire passer, en catimini des mesures incroyablement régressives : menaces sur les retraites, casse du droit du travail, privatisations rampantes, précarisation des fonctionnaires, chasse aux immigrés…
C’est aussi une certaine pratique du pouvoir qui est aujourd’hui condamnée ; l’affaire de l’EPAD, le copinage, et surtout les grandes déclarations économiques et sociales qui font pschitt ( sur les banques, sur la redistribution des bénéfices des entreprises..)
Le gouvernement a perdu de sa crédibilité. Au moment des élections présidentielles, Sarkozy s’était adressé aux riches, à ses amis et aussi aux classes populaires avec un message sur la revalorisation du pouvoir d’achat, sur la valeur « travail »…
Au fil des ans, son électorat de 2008 s’est aperçu qu’il ne s’occupait que des premiers.
Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy prépare un nouveau tour de vis social : retraites taxe carbone, privatisation, démantèlement de la protection sociale.
Le mini- remaniement ne changera rien aux orientations politiques du gouvernement qui visiblement, n’entend pas le message lancé dimanche par les concitoyens. On ne peut parler des retraites sans parler de l’emploi, et en saucissonnant les dossiers, la droite avance et met en place une par une des mesures fortes de régression sociale.
Les régionales, si importantes soient-elles pour la vie quotidienne des gens, ne se résument pas à des scrutins aux enjeux locaux. Elles constituent une première étape vers la reconquête du pouvoir d’Etat.
Elles doivent permettre de réinstaller le Parti socialiste dans le rôle qui est le sien : celui de la première organisation d’opposition.