Intervention de Jean-Pierre Lançon, secrétaire de Section de Saint-Quentin du Parti Socialiste.
Nous avons voulu aujourd’hui 1er mai jour où partout dans le monde se rassemblent toutes les forces de gauche, syndicales, associatives, politiques rendre hommage à trois figures de la présence socialiste sur Saint-Quentin.
Pierre Arnould a été maire adjoint de 1977 à 1983, son père Henri maire de 1953 à 1959 et Romain Tricoteaux , maire de la reconstruction après la guerre 14-18, de 1919 à 1933, député de 1928 à 1932 et de 1932 à 1933, année de son décès.
Ils appartiennent à l’histoire du socialisme du XXème siècle.
Ce siècle qui a été marqué par la barbarie de deux guerres mondiales, la crise du capitalisme de 29, l’existence de deux blocs l’Europe de l’Ouest et l’Europe de l’est mais qui a été marqué aussi par la naissance de l’Union Européenne, la chute du mur de Berlin autant de traces historiques avec l’espoir sans cesse renouvelé d’un monde meilleur.
Pierre, Henri et Romain ont été les témoins d’un passé qui porte les espérances d’aujourd’hui.
Ils ont connu une Europe déchirée, une Europe séparée.
Aujourd’hui, l’Europe est réunie.
Présents aujourd’hui, c’est à nous d’écrire une nouvelle page d’histoire, c’est à nous de porter les espoirs du socialisme du XXI ème siècle…
20 ans après la chute du mur de Berlin qui marque la fin du stalinisme et du communisme à la soviétique, nous vivons une nouvelle crise du capitalisme et sa nécessaire remise en cause.
Redonner l’espoir aux Français et aux Européens, malmenés par la crise, jeter les bases d’un nouveau système économique qui permette une croissance durable et verte, qui mette l’être humain au cœur de nos politiques, Changer pour une Europe sociale, une Europe socialiste. Changer l’Europe maintenant. Voilà notre combat d’aujourd’hui qui perpétue la mémoire et la tradition de nos anciens qui nous habitent.
Ce 1er mai 2009, partout dans le monde, les femmes et les hommes de gauche se rassemblent. Nous irons rejoindre en fin de matinée les organisations syndicales qui prolongent le combat collectif de leurs aînés en faveur de meilleures conditions de vie et de travail.
Ce 1er mai 2009, fidèle à notre identité, à nos anciens, nous portons un message de résistance, d’espoir, mais surtout de changement.
Certains pensent qu’aucune manifestation n’a changé le cours de l’Histoire. Depuis les ouvriers de Chicago du siècle dernier, ceux de Solidarnosc dans les années 1980, jusqu’à la mobilisation contre le CPE, c’est au contraire lorsque la mobilisation sociale rejoint celle des urnes que les conquêtes sociales sont au rendez-vous. A nous d’écrire cette page de l’Histoire de l’Europe et de la France.