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Parti Socialiste de Saint-Quentin

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Mardi 24 mars 2009 - Venue de Nicolas Sarkozy 

 
 

Article édité par la section de Saint-Quentin 

 

Ainsi fait, fait, fait le président de la République.
Ainsi fait, fait, fait, trois petits tours et puis s’en va.

 

 

Le Président tous azimuts a choisi de venir sur les terres de son fidèle lieutenant.
Ce choix n’est pas neutre, Nicolas Sarkozy ne se déplace plus que sur des terres qu’il croit conquises.

A l’étonnement de tous, il a fui la crise en Guadeloupe et ignoré la détresse de ses habitants.
Il l’a survolée quelques jours plus tard, pour un petit séjour mexicain.

Malgré une très forte mobilisation de l’ensemble de la population le 29 janvier, il persiste et resigne le 18 février : des cadeaux donnés aux plus riches et, sous la pression, quelques miettes aux salariés, aux retraités et aux chômeurs de notre pays.

Le 19 mars, plus de 2000  saint-quentinois sont dans la rue pour lui redire que sa politique de relance ne répond pas à la crise.

  

Ils étaient environ 1.200 policiers, CRS, gendarmes et membres de la garde rapprochée du président à investir dès 11 heures, 
les artères du centre-ville pour protéger la venue de Nicolas Sarkozy arrivé à Saint-Quentin en avion accompagné de deux hélicoptères de l'armée.
Une sécurité qui coûte chère à l'heure où "les caisses de l'Etat sont vides",
où les fonctionnaires sont comptés et à l'approche d'une crise économique qui va engendrer de très nombreux licenciements.

 Le 24 mars, il ne vient pas leur rendre visite, ni répondre à leurs inquiétudes. Il vient à Saint Quentin parmi les siens.
Il organise un meeting privé surprotégé. Les rues saint-quentinoises seront bouclées. Un dispositif policier surdimensionné sera mis en place. Sarkozy se réfugiera avec les siens au Palais des Sports.
Le Président de la République ne fera pas de discours, devant une foule nombreuse, sur la grand place devant l’Hôtel de Ville, symbole de la commune, depuis 500 ans.

Non, le Président de la République élu de toutes les Françaises et de tous les Français, lorsqu’il leur rend visite en province ne peut pas leur parler en direct.

Les rues seront désertes pour qu’il puisse se déplacer en toute sécurité. Toute personne non autorisée ne doit pas se trouver sur son passage.

Bien à l’abri, avec un parterre d’invités choisis, et une retransmission télévisée assurée, le Président de la République sera à Saint Quentin. Il ne sera pas avec les Saint-Quentinoises et les Saint-Quentinois.

Les Saint-Quentinoises et les Saint-Quentinois avec les organisations syndicales et les organisations politiques se retrouveront à l’endroit choisi par les autorités.

Ils ne pourront pas rencontrer le Président de la République pour lui dire : « Rien ne va. Il faut que ça change, il faut une autre politique. Vous n’êtes pas le président du pouvoir d’achat ».

Ils ne pourront pas l’approcher. Monsieur le Président de la République ne veut pas entendre la colère du peuple.

Éloignés et mis à l’écart, ils protesteront. Leur colère sera canalisée, sans doute pas médiatisée.

A Saint Quentin, le président aura fait trois petits tours et puis s’en ira.

Jean-Pierre Lançon
Secrétaire de section

Le 16 mars 2009