12/05/2012
Je tiens à remercier toutes celles et tous ceux qui, par leur suffrage, ont permis la victoire de François Hollande.
Dans notre circonscription, François Hollande a recueilli 52,57% des suffrages, et la forte mobilisation des électeurs saint-quentinois s'est traduite par un score de 54,18% à Saint-Quentin.
L'élection de François Hollande confirme la profonde aspiration au changement des Français, et signe l'échec du mandat de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, et notamment de son ministre Xavier Bertrand.
C'est un nouvel horizon qui s'ouvre à nous pour redresser économiquement, socialement et moralement une France abimée. Nous avons désormais le devoir de réussir.
Le mandat confié au nouveau chef de l'Etat est clair et la responsabilité est majeure : assurer l'égalité entre tous pour garantir le vivre ensemble, renouer avec la justice, reconquérir le progrès social et environnemental.
Cette victoire, c'est aussi celle d'une gauche unie après le 1er tour de l'élection présidentielle. Ce rassemblement a été décisif pour accentuer l'élan initié par François Hollande depuis de nombreux mois.
LES 10 ET 17 JUIN CONFIRMEZ LE CHANGEMENT
Le changement se traduira dans les actes, et ce dès les premières semaines de gouvernement avec notamment l'augmentation de 25% de l'allocation de rentrée scolaire, le blocage pour 3 mois des prix des carburants, la renégociation du traité d'austérité et le droit de partir en retraite à 60 ans pour tous ceux qui ont commencé à travailler tôt. Les grandes réformes (fiscales avec la suppression de la «TVA Sarkozy», sociales avec comme priorité l'emploi des jeunes et des seniors et le recrutement de 60 000 fonctionnaires dans l'éducation nationale, droit de vote des étrangers…) ne pourront être menées qu'avec le soutien d'une large majorité présidentielle au Parlement. Cette majorité renouvelée doit être celle qui réussit le changement.
Dans quelques semaines, les 10 et 17 juin, ont lieu les élections législatives. Cette nouvelle échéance électorale est donc essentielle pour mettre en œuvre le projet présidentiel.
Candidate à l'élection législative, je suis venue à votre rencontre. J'ai entendu les craintes et les espoirs, j'ai vu la lucidité mais aussi souvent le désenchantement chez nos concitoyens, j'ai perçu à quel point la gauche était souhaitée, mais aussi et surtout qu'elle était attendue au rendez-vous de ses engagements. Je veux aujourd'hui, avec vous, faire réussir la gauche au pouvoir.
Avec Stéphan Anthony, mon suppléant et avec toutes celles et tous ceux qui nous ont rejoints depuis plusieurs mois, nous allons amplifier la campagne de proximité pour continuer à recueillir vos attentes et vous présenter les engagements que nous portons aux côtés de François Hollande.
La victoire du 6 mai est une première étape, et je compte sur vous pour la confirmer en me faisant l'honneur d'être votre représentante à l'Assemblée Nationale.
Anne Ferreira 11/05/2012
Un bandeau sur l'œil gauche
Madame Gruny, députée sortante, avait-elle un bandeau sur l'œil gauche le soir du 2ème tour des élections présidentielles ?
Sur France 3 Picardie, conseillée certainement par son mentor Xavier Bertrand, absent à la lecture des résultats car il préfère les plateaux de télé parisiens, la députée sortante annonce fièrement que François Hollande en 2012 n'a qu'une centaine de voix de plus que Ségolène Royal lors du scrutin de 2007.
Ouvrons lui les yeux
De son œil droit, Madame Gruny constate certes que François Hollande a 95 voix de plus qu'en 2007.
De son œil gauche, elle aurait pu constater, si sa vue n'avait pas été embuée que Nicolas Sarkozy perd 3 362 voix.
En ouvrant les deux yeux, les citoyens saint-quentinois éclairés ne sont pas dupes.
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6 mai 2007 |
% |
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6 mai 2012 |
% |
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Inscrits |
35 205 |
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Inscrits |
33 680 |
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Abstentions |
6 312 |
17.93 |
Abstentions |
7 664 |
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Votants |
28 893 |
82.07 |
Votants |
26 016 |
77.24 |
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Blancs ou nuls |
1 260 |
4.36 |
Blancs ou nuls |
1 650 |
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Exprimés |
27 633 |
95.64 |
Exprimés |
24 366 |
93.65 |
| |
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Ségolène Royal |
13 107 |
47.73 |
François Hollande |
13 202 |
54.18 |
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Nicolas Sarkozy |
14 526 |
52.54 |
Nicolas Sarkozy |
11 164 |
45.82 |
10 mai 2012 * Jean-Pierre Lançon - Secrétaire de section du parti socialiste de Saint Quentin
09/05/2012L'Aisne Nouvelle - Publié le mardi 08 mai 2012 à 16H38
Théoriquement, le PS avec près de 3 000 voix d'avance sur l'UMP au second tour de la présidentielle, a un boulevard devant lui pour les législatives. Mais Xavier Bertrand est bien implanté. Et le duel entre lui et la candidate socialiste Anne Ferreira pourrait être perturbé par le frontiste Yannick Lejeune. (Julien Dive, pour les Jeunes Pop au 1er plan et le chef de file des socialistes, Jean-Pierre Lançon au 2nd plan. (photo : G.H.)
SAINT-QUENTINOIS - Au lendemain du scrutin présidentiel, pas de surprise, la ville de Xavier Bertrand s'affiche à gauche. Tout comme sa circonscription. Et aux législatives ?
Sarkozy obtient 11 sur 39 : non, Hollande n'a pas fait le score soviétique indiqué sur le tableau numérique après le dépouillement du premier bureau de vote, 72, 26 % à l'école Maria-Montessori, mais il a tout de même raflé la mise. Dans plus de deux tiers des bureaux de vote. Ils ne sont en effet que 11 à avoir accordé leur préférence à Sarkozy, principalement dans le centre-ville, et parfois d'une courte tête. Etrange d'ailleurs le cas de Camille-Desmoulins 2, où il n'a que quatre voix d'avance, alors qu'à Camille-Desmoulin 1, il a une réserve de plus de 130 voix.
Les cantons Saint-Quentin centre, de Vermand, du Catelet et de Moy-de-l'Aisne résistent à Hollande : d'un cheveu, mais cela reste une victoire. En examinant les résultats d'hier, l'UMP peut se consoler à Saint-Quentin centre où elle glane tout juste 50,1 % des suffrages exprimés, Moy-del'Aisne avec 51,5 % fait un peu mieux. Dans ce canton, le parti de l'ancien président peut dire merci à Brissy-Hamégicourt, avec plus de 56 % des voix. Dans le canton du Catelet, la performance sarkozyste se situe à Beaurevoir où il remporte près de 62 % de suffrages. Les deux communes sont, il est vrai, deux fiefs insubmersibles de la droite, puisqu'en 2007, elles lui avaient déjà accordé largement sa préférence, avec respectivement plus 60 % des voix, et près de 65 % dans le deuxième. Le socialiste, maître incontesté à Saint-Quentin sud, et cantons de Ribemont et Saint-Simon : près de 60 % des voix dans le premier cas, et plus de 54 % des suffrages pour les deux derniers, la supériorité du PS y est incontestable. Montescourt-Lizerolles, qui a inauguré il y a deux ans une place Lénine lui accorde par exemple 67 % des voix (61 % en 2007). Jolis scores aussi à Origny-Sainte-Benoîte, avec près de 60 % (près de 54 % en 2007). A noter toutefois que le canton de Ribemont ne figure pas dans la deuxième circonscription.
Quelle conséquence sur les élections législatives ? Sur le papier, Xavier Bertrand, député sortant - qui a cédé son fauteuil à Pascale Gruny, après son entrée au gouvernement - est battu d'avance. Dans sa ville, Hollande a obtenu 30 % des suffrages exprimés au 1er tour, et en a raflé plus de 54 % au second. A l'échelle de la circonscription, la victoire est un peu moins nette avec 52,57 % des voix, mais elle reste supérieure à celle observée au niveau national. Et elle reflète surtout un renversement de tendance par rapport à 2007, où Royal n'obtenait que 45,41 % des voix. En pratique, c'est moins simple. D'une élection à une autre, les résultats ne se transposent jamais à la virgule près et Xavier Bertrand bénéficie de son ancrage local, ce qui lui avait permis de se faire réélire en 2007 à 54 % des voix… dès le 1er tour. Une situation qui a peu de chances de se reproduire quel que soit le résultat, avec le FN qui a totalisé près de 25 % au 1er tour de la présidentielle, on pourrait se diriger vers une triangulaire. Mais une telle hypothèse serait-elle favorable à la gauche ou à la droite ? Rappelons aussi qu'en 2007, la socialiste Odette Grzegrzulka, n'avait obtenu que 22 % des voix.
Jérôme POINSU
08/05/2012
Le Monde.fr avec AFP | 07.05.2012 à 17h21 • Mis à jour le 07.05.2012 à 17h29
La demande des investisseurs a été deux à trois fois supérieure à l'offre de l'Agence France Trésor, chargée de placer la dette de la France sur les marchés. | AFP/ERIC PIERMONT
La France a levé avec succès 7,982 milliards d'euros à court terme sur le marché, lundi 7 mai, pour le premier emprunt du pays au lendemain de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle. Le Trésor, qui voulait lever entre 6,8 et 8 milliards d'euros, a vu les taux d'emprunt reculer sur deux des trois lignes qu'il proposait aux investisseurs.
L'attrait pour les titres français ne s'est pas démenti, puisque la demande des investisseurs a été deux à trois fois supérieure à l'offre de l'Agence France Trésor, chargée de placer la dette de la France sur les marchés. L'élection de M. Hollande n'a pas changé la donne car elle était largement anticipée sur les marchés, comme le montre le blog de trader Margin Call.
LE TAUX À DIX ANS RESTE STABLE
Dans le détail de l'emprunt de BTF (bons du Trésor à taux fixe), sur la ligne à douze semaines et à échéance le 2 août, la France a levé 3,998 milliards d'euros, au taux de 0,082 %, contre 0,088 % lors de l'emprunt comparable du 30 avril. Sur la ligne à vingt-cinq semaines et à échéance le 31 octobre, la France a levé 1,792 milliard d'euros, au taux de 0,114 %, contre 0,101 % le 30 avril. Sur la ligne à cinquante-et-une semaines et à échéance le 2 mai 2013, la France a levé 2,192 milliards d'euros, au taux de 0,1744 %, contre 0,205 % le 30 avril. Le règlement sur ces trois lignes aura lieu jeudi 10 mai.
Par ailleurs, le taux de référence - le taux d'emprunt à dix ans de la France - était quasi-stable au lendemain de l'élection présidentielle, tandis que ceux des pays fragiles de la zone euro souffraient des incertitudes en Grèce, qui pourrait voir remis en cause le soutien financier international si le programme d'austérité était suspendu. En milieu d'échanges européens, le rendement à dix ans de l'obligation française restait quasi-stable à 2,820 %, contre 2,818 % en clôture vendredi 4 mai.
"Le marché français a montré sa résistance durant les deux dernières semaines, sans que l'incertitude politique ne prenne le pas sur la demande pour les titres de la France", estime Luca Jellinek, économiste chez Crédit agricole CIB. La semaine dernière, Paris avait emprunté à des coûts en baisse, signe que les investisseurs avaient de l'appétit pour la dette française malgré les incertitudes sur les mesures qui seront prises par le nouveau gouvernement dans les prochaines semaines. "Le marché attend de juger sur pièces M. Hollande pour éventuellement sanctionner les annonces de nouvelles dépenses sur les retraites ou l'allocation scolaire prévues dans le programme du socialiste", note Jean-François Robin, stratégiste obligataire chez Natixis. 07/05/2012
Avec vous et grâce à vous, Saint Quentinoises et Saint Quentinois, nous avons gagné!!! Nous avons transformé l'essai du 1er tour… Préparons le grand chelem…
6 mai 2012… Moment de bonheur, de lucidité aussi. Joie de partager avec vous, nos résultats sur Saint Quentin, ville de Monsieur Xavier Bertrand, ex ministre du Travail, ex ministre de l'Emploi, ex ministre de la Santé qui bientôt ne sera plus que maire de Saint Quentin.
F. Hollande 54.18%, N. Sarkozy 45.82%.
Une belle et nette victoire qui en appelle d'autres…
En route pour les législatives…
Jean-Pierre Lançon Secrétaire de section du parti socialiste de Saint Quentin.
Courrier Picard Lundi 07 Mai 2012
Nicolas Sarkozy à la Mutualité, à Paris, le 6 mai 2012
Jusqu'au dernier jour, ses partisans ont voulu croire à un miracle. En vain. Au terme de cinq ans d'une "hyperprésidence" énergique mais souvent brutale, Nicolas Sarkozy a été battu dimanche, victime de son impopularité, de ses excès et de la crise.
Sans surprise, malgré une campagne virulente très marquée à droite, le chef de l'Etat le plus impopulaire de la Ve République a recueilli entre 48 et 48,2% des suffrages selon les estimations des instituts de sondages, devancé d'environ quatre points par François Hollande.
Avant même 20H30, le chef de l'Etat a reconnu sa défaite devant ses partisans réunis à Paris, les priant de respecter son vainqueur, qu'il n'avait pourtant pas épargné. "François Hollande est le président de la France et doit être respecté", a-t-il dit. "Ce soir, donnons la meilleure image de la France (...) d'une France qui n a pas de haine au coeur".
Sans surprise, le candidat de l'UMP a assumé la totalité de son échec. "J'étais le chef", a-t-il dit, "et quand il y a une défaite, c'est le numéro 1 qui en porte l'entière responsabilité". Il a été plus ambigu sur ce qu'il ferait par la suite, même si devant des responsables de la majorité il a dit qu'il ne briguerait plus les mêmes fonctions.
Déjà distancé au premier tour, Nicolas Sarkozy n'a pas réussi son pari: récupérer l'essentiel des électeurs qui se sont portés le 22 avril sur la candidate du Front national Marine Le Pen (17,90%), qui a annoncé qu'elle voterait blanc, et sur le candidat du MoDem François Bayrou (9,13%), qui n'a pas donné de consigne de vote mais a personnellement voté Hollande.
Même si la participation a légèrement augmenté dimanche, le président et candidat de l'UMP a échoué, loin du total des voix réunies au premier tour par les droites et le centre, qui cumulait à plus de 54%.
Comme elle n'avait pu assécher les voix du Front national au premier tour, la stratégie suivie par Nicolas Sarkozy, à l'inspiration de son influent conseiller officieux Patrick Buisson, n'a pas réussi non plus à rallier entre les deux tours les électeurs de Marine le Pen.
Pendant deux semaines, le chef de l'Etat n'a pourtant pas ménagé ses efforts. De réunions publiques en apparitions médiatiques, il a multiplié les clins d'oeil à cette "France qui souffre", qui fait l'essentiel du vote lepéniste, au risque de transpercer parfois le mur du "front républicain" érigé par la droite et le centre contre l'extrême droite dans les années 1980.
Son discours sur les "frontières", l'immigration et l'identité nationale ou sa sortie sur la "compatibilité" du vote Marine Le Pen avec les valeurs républicaines ont choqué l'aile modérée de l'UMP, même s'il a exclu tout accord avec le FN. Des élus et quelques poids lourds de sa majorité, comme Jean-Pierre Raffarin ou Jean-Louis Borloo, ont confié publiquement leur gêne.
Pendant tout l'entre-deux-tours, ce débat a déchiré la majorité. Entre ceux qui, comme ce ministre, jugeaient qu'il était allé "beaucoup trop loin vers le FN". Et ceux qui, comme ce responsable de l'UMP, ont approuvé une stratégie qui a permis de "remonter la pente jusqu'à arriver en position de l'emporter".
Pour le reste, ni ses appels du pied aux électeurs du MoDem, ni son discours de candidat du "peuple contre les élites", ni ses attaques répétées contre les médias n'ont réussi à inverser les pronostics. Pas plus que le procès en incompétence instruit contre François Hollande ou le chiffon rouge d'une catastrophe économique en cas de victoire de la gauche.
Dimanche soir, peu de poids lourds de la droite sont revenus en profondeur sur les raisons de leur défaite, attribuée en coulisses à la crise et à la personnalité contestée de leur champion. "Nicolas Sarkozy a fait une magnifique campagne", a osé Alain Juppé, qui a pourtant peu goûté le virage à droite du président, ajoutant: "Le tsunami anti-Sarkozy n'a pas eu lieu".
Les responsables de l'UMP n'ont pas tardé à ouvrir le débat de l'avenir de leur parti, laissé exsangue par la défaite de leur champion. Ecartelé entre ses différentes tendances (Droite populaire, humanistes, libéraux...) et, surtout, les écuries de ceux qui, comme Jean-François Copé ou François Fillon, s'activent depuis des mois pour en prendre le contrôle.
D'ici aux législatives, les querelles s'annoncent rudes. "Personne ne doit remettre en cause la légitimité de Jean-François Copé", a averti Christian Estrosi. "Il faudra une reconstruction en profondeur", a estimé Laurent Wauquiez. Inquiet des risques d'explosion de son parti, Jean-Pierre Raffarin a rappelé qu'il devait rester "uni".
Le chef de l'Etat a annoncé qu'il ne serait pas de ce combat. "Ne vous divisez pas, restez unis", a-t-il lancé à ses proches, avant de faire savoir qu'il ne "mènerait pas" la campagne des législatives.
Pendant sa campagne, Nicolas Sarkozy avait promis qu'il raccrocherait les gants en cas de défaite. "Je ferai autre chose", avait-il dit, "vous n'entendrez plus parler de moi".
Dimanche soir, le président sortant a été moins catégorique. "Je m'apprête à redevenir un Français parmi les Français", a-t-il dit, "mon engagement dans la vie de mon pays sera désormais différent". Un "au revoir" plus qu'un "adieu".
Par Philippe ALFROY et Nadège PULJAK PARIS (AFP)
L'Aisne Nouvelle Publié le lundi 07 mai 2012 à 15H23
À l'heure du dépouillement, certains avaient le sourire, d'autres l'avaient moins au fil des minutes.
AISNE - La France a élu François Hollande président de la République. La Picardie l'a également placé en tête, l'Aisne aussi.
Une fois de plus, le département de l'Aisne, qu'on donne comme une terre de gauche, alors que c'est plus pondéré que cela, a voté dans la tendance nationale et régionale, à quelques dixièmes de point du pays pour François Hollande. La Picardie a voté à 50,95 % pour François Hollande et à 49,05 pour Nicolas Sarkozy. Un score moins nettement à gauche que l'Aisne. C'est l'Oise majoritairement à droite (56,27 %) qui corrige la tendance. La Somme étant au contraire très marquée à gauche avec 54,41 %. Ils étaient 26 électeurs axonais supplémentaires par rapport au premier tour, soit précisément 376 086 inscrits. Les Axonais se sont très légèrement moins déplacés que le 22 avril dernier lors du premier tour. Ils ont surtout massivement voté « blanc ou nul ». Au premier tour, ils étaient 1,38 % des inscrits (1,72 % des votants, soit 5 206 voix) à ne s'être pas exprimés, mais déplacés pour voter. Lors de ce second tour, ils sont quatre fois plus : 21 051 électeurs ont voté blanc ou nul, soit plus de 5,60 % des inscrits et 7 % des votants. La consigne de Marine Le Pen semble avoir été assez bien entendue. Surtout si on peut imaginer que les électeurs frontistes ne se sont pas tous déplacés (+ 1 100 abstentions au deuxième tour).
Rien n'est joué pour les législatives
François Hollande, qui partait avec un capital de 27,10 % du premier tour, a raflé la mise majoritaire dans l'Aisne en améliorant son score de plus de 67 000 voix. Ce qui n'est pas mince, loin s'en faut. Si on y rajoute, logiquement, les 30 360 voix de Jean-Luc Mélenchon (1er tour), et environ 11 000 voix de l'extrême gauche, finalement le gain est appréciable (environ 23 000 voix récupérées). En tout cas, un peu plus que les 20 000 voix de François Bayrou. En face, la droite UMP, se retrouvant quasi isolée, paradoxalement, réussit un « bon » score. Certes globalement le score est minoritaire, mais en regardant d'où est parti Nicolas Sarkozy au premier tour (72 000 voix), moins que Marine Le Pen, souvenons-nous, le candidat président sortant réunit sous son nom 133 760 voix. Soit tout de même un gain de 61 000 voix. Dans le meilleur des cas, on y ajoute les voix de Nicolas Dupont-Aignan, même si ce n'est pas si évident. Ça fait 6 000 voix. On peut supposer que le Front national a participé au total de Nicolas Sarkozy. Canton par canton, la défaite sarkozienne n'est pas une « Bérézina », loin s'en faut ! Sur 42 cantons, la majorité présidentielle sortante n'est pas loin d'arriver au tiers avec 17 cantons où elle est majoritaire. A contrario, la gauche et François Hollande arrivent en tête dans 25 cantons. Des cantons qui se regroupent en deux pôles géographiques axonais, le sud de l'Aisne et la Thiérache, plus Saint-Quentin Centre (un fief à Xavier Bertrand) et Moy-de-l'Aisne. Dans le sud (sud-est) de l'Aisne, c'est frappant : Aubenton le meilleur score avec 59,07 % pour Sarkozy, Braine, La Fère-en-Tardenois, Condé-en-Brie, Charly, Neufchâtel-sur-Aisne, Neuilly-Saint-Front, Oulchy-le-Château, Villers-Cotterêts et Vic-sur-Aisne. Du côté de la Thiérache : La Capelle, Le Nouvion-en-Thiérache (53,13 %), Sains-Richaumont, Vermand et Vervins (50,24 %). Sur les 25 cantons remportés par la gauche et François Hollande, trois le sont avec moins d'un point d'écart : Soissons sud (50,49 %), Soissons nord (50,37 %) et Vailly-sur-Aisne (50,69 %) En revanche, dans trois cantons, la gauche fait un carton. Tergnier vient en tête et de loin dans ce bastion de la gauche. Dans le canton de Crécy-sur-Serre, le score est non moins honorable avec 61,21 % pour François Hollande. Quant à Saint-Quentin sud, il a exprimé sa sensibilité de gauche avec 59,17 %. Et maintenant pace aux législatives…
LES REACTIONS DE LA CLASSE POLITIQUE
- Xavier Bertrand (UMP) ministre de travail et de la santé du gouvernement sortant est sans aucun doute l'un des grands perdants axonais de cette soirée d'élection présidentielle. Toutefois il analyse la situation avec calme. « C'est avec tristesse, d'abord pour nos électeurs que nous enregistrons la défaite de Nicolas Sarkozy. Beaucoup de tristesse. les Français ont choisi, il faut respecter leur choix, c'est la première des choses. On voit que dans le département et dans ma circonscription le score est beaucoup plus serré que l'espéraient les soutiens de François Hollande. Je crois que nous devons penser à cette France populaire, c'est elle qui est déçue. Je pense que nous devons aller plus loin pour elle et notamment le travail. Nous devons récompenser le travail. Dans notre département, c'est là un aspect essentiel. Nous avons subi un vote de crise avant tout. dans onze pays, les majorités sortantes ont été battues. Il y a un message populaire qu'il nous faut attendre et on le voit n notamment dans cette région qui est populaire par essence. »
- Anne Ferreira, candidate du PS aux prochaines législatives s'est montrée plus que satisfaite « Ce soir, oui nous sommes heureux. Les électeurs ont montré qu'ils en avaient vraiment assez de la politique de Nicolas Sarkozy. Les électeurs ont montré clairement et sagement un message d'une volonté de changement et rassemblement. Pour nous c'était quelque chose d'important pour nous. Les primaires ont été, pour nous un moment important. Cela a permis à une partie des Français de se réapproprier la question politique. le score à Saint-Quentin est positif. D'autant que ça marque un désaveu pour Xavier Betrand. Il ne faut pas oublier qu'il a été le ministre de du Travail et de la Santé de Sarkozy. Aujourd'hui, nous sommes prêts pour les législatives. »
- Michel Guiniot (Front National) « C'est plutôt la grande défaite de Nicolas Sarkozy, président sortant que la victoire de François Hollande. Même si sa victoire est incontestable, évidemment. On nous avait annoncé des écarts plus grands, alors c'est la défaite de M. Sarkozy. Le président sortant se disant de droite a réussi à donner tous les pouvoirs à la gauche. C'est assez exceptionnel
- Jean-Jacques Thomas (PS) est satisfait « Dans l'Aisne, le report de voix en faveur de François Hollande a dépassé plus largement le seul camp socialiste et du Front de gauche. Il a été en capacité de rassembler les républicains. C'est pour nous, socialiste une obligation supplémentaire de mettre en œuvre les engagements du président Hollande. Dans l'Aisne nous réalisons un bon score. la venue du candidat Hollande a démontré qu'il s'était engagé en faveur des départements ruraux et cet engagement, il l'a tenu. »
Jean-Raoul BOULANGER L'Aisne Nouvelle Publié le lundi 07 mai 2012 à 15H24
L'heure n'était pas aux réjouissances à la permanence UMP. Devant la télévision, l'ambiance était calme. Mais ils n'ont pas manqué d'applaudir leur candidat lors de son discours.
SAINT-QUENTIN - La tendance du premier tour s'est confirmée sur Saint-Quentin. François Hollande est largement arrivé en tête.
Avec un score plus élevé qu'au niveau national, les Saint-Quentinois ont largement adoubé François Hollande qui obtient 54,18 % des suffrages contre 45,82 % pour Nicolas Sarkozy, confirmant la tendance du premier tour. C'est le quartier du Vermandois qui offre au candidat socialiste son plus beau score avec un 72,26 % à l'école maternelle Maria-Montessori. Vient ensuite le faubourg d'Isle avec 68,82 %. A l'inverse, si le président sortant s'est imposé sans surprise dans les bureaux de vote du centre-ville, les quartiers populaires l'ont sanctionné sans appel. Toutefois, ce n'est pas à l'Hôtel de ville qu'il bat les records, comme en 2007, mais à l'école de Metz avec 66,26 %. Alors qu'au fil de la journée, les bureaux de vote restaient prudents sur la participation, finalement le second tour a gagné quelques votants, portant les scrutins à 77,24 % contre 77,13 % au premier tour. Finalement, sur 39 bureaux de vote, seuls 10 auront offert une majorité à Nicolas Sarkozy, répartis entre le centre-ville et le quartier de Remicourt. En 2007, le président sortant était parvenu à séduire des électeurs parmi les quartiers populaires. Il avait alors obtenu 52,57 % des voix. La sanction cinq ans après est donc sévère puisque la situation s'est inversée, François Hollande parvenant même à asseoir sa victoire de quatre points, soit presque deux de plus que le candidat UMP au dernier scrutin présidentiel.
Pas de gain des voix du Front national
Pourtant, le socialiste n'a gagné que 95 voix si l'on compare au résultat de Ségolène Royal en 2007. Mais Nicolas Sarkozy en a perdu 3 362 entre les deux scrutins. Son meilleur score atteindra tout juste 66,26 % alors qu'il atteignait 72,67 % à la dernière présidentielle. Conservant toutefois un record sur les deux derniers scrutins, Hollande restant en deçà à son meilleur score. Nicolas Sarkozy semble donc avoir été le grand perdant sur trois points : un nombre d'inscrits entre 2007 et 2012 qui a chuté (de 35 205 à 33 680), une mobilisation moindre (77,24 % hier contre 82,07) et la hausse des votes nuls (1 650 pour 1 260 en 2007). Enfin, les électeurs du Front national ne se sont pas laissés séduire par le discours du président sortant, puisqu'il n'a pas bénéficié du report des voix. A l'inverse, François Hollande semble avoir raflé quelques bulletins sur sa droite, gagnant ainsi plus de 2000 voix par rapport au total des candidats de gauche au premier tour. Et alors que le nombre d'exprimés est passé de 25 550 à 24 366.
Mariam FOURNIER
LES REACTIONS
- Yannick Lejeune, candidat du Front national à la députation : « Sarkozy est battu, c'est la première chose positive qui est à retenir du scrutin. ça prouve que les consignes de la direction nationale pour un vote nul de nos électeurs a été suivie. C'était une question de morale publique. L'affrontement droite-gauche ne marche plus, ça fait trente ans qu'ils sont là à tour de rôle. Et pour les législatives, même si Xavier Bertrand n'est plus ministre, nous allons le renvoyer à ses responsabilités nationales et à son échec qui est flagrant. »
- Monique Ryo, première adjointe au maire de Saint-Quentin : « Pas de commentaire particulier. Je suis un peu déçue forcément car je soutenais Nicolas Sarkozy. Pour les législatives, je serai toujours aux côtés de Xavier Bertrand. Par rapport au contexte, il y a aussi l'image personnelle de Xavier Bertrand. Nous allons faire une campagne de proximité. Je serai auprès de lui. Toutefois, il faut bien voir que par rapport au dernier scrutin, Hollande ne progresse que de 100 voix par rapport à ce que réalisait Ségolène Royal en 2007. »
- Jean-Pierre Lançon, secrétaire de la section locale du Parti socialiste : « Les résultats confirment un peu ce que j'ai vu dans mon propre bureau de vote, un léger plus sur François Hollande. En sachant que mon quartier reste sur un fond populaire, donc à gauche. [...] On peut dire ce soir que la ville de Saint-Quentin est à gauche. C'est vraiment une bonne base pour les législatives. Et déjà, ce soir, Monsieur Bertrand n'est plus ministre. Mon souhait, ce soir, c'est qu'il ne soit plus maire. »
- Olivier Tournay, conseiller municipal communiste : « C'est une réaction en trois points. Ma première réaction : vraiment ravi que Nicolas Sarkozy ne soit plus président. Félicitations à François Hollande. Ma deuxième réaction : C'est pas un [chèque] en blanc qu'on lui donne. On va être extrêmement attentif à ce qu'il va faire. Troisième réaction : Au revoir Nicolas Sarkozy, au revoir Xavier Bertrand. »
Mariam FOURNIER et Jérôme POINSU
ECHOS
- Hervé Halle était dans les premiers.- A 18 h 15, alors que le dépouillement avait déjà commencé dans les bureaux de vote saint-quentinois, le palais de Fervaques qui centralisait l'ensemble des résultats était bien vide à 18 h 15. A peine une vingtaine de personnes était réunie au premier étage, dans l'attente des résultats. Parmi eux, le commerçant et président des Boutiques de Saint-Quentin, Hervé Halle, qui semblait alors bien seul.
- Sarkozy à une voix près. - Un bulletin Sarkozy, qui se glisse dans une pile Hollande, et c'est la « panique ». Une observatrice fait une remarque à voix basse à la personne chargée du dépouillement. Et là on voit qu'elle ressort un bulletin Sakozy qui s'était glissé dans la pile Hollande. Ouf, cela n'aurait pas changé grand chose au score, mais comme en politique tout est affaire de symbolique…
Comme au marché - Trois dames dans un bureau de vote du quartier de Neuville, qui ne voulaient pas parler de politique, avaient tout de même beaucoup de choses à dire sur untel et untel… On se serait presque cru un mercredi ou un samedi matin, place du marché. Il parait d'ailleurs que la politique va y reprendre ses droits prochainement… 04/05/2012Monsieur Nicolas Sarkozy, dans le débat de l'entre-deux tours, qui l'a opposé à François Hollande a déclaré à deux reprises : « Deuxième point, sur la formation des maîtres. J'ai supprimé les IUFM.
C'était une catastrophe. ». « J'ai supprimé les IUFM qui étaient une catastrophe parce que j'ai voulu que nos enseignants soient formés dans l'université. »
Surprenant de la part du Président de la République, il y a toujours trente-deux IUFM qui sont dirigés par trente-deux directeurs nommés par le Ministre de l'Enseignement Supérieur sur proposition des Conseils d'École de ces établissements. Ces IUFM sont en charge de plus de 550 masters qui préparent aux métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation et ce sont plus de trente mille d'étudiants qui suivent ces formations. Le candidat Nicolas Sarkozy ignore donc ce que fait un ministre du gouvernement que préside le Président Sarkozy ?
Sans doute que le candidat Nicolas Sarkozy ignore que dans IUFM, le U signifie universitaire et que les IUFM ne sont pas à part de ce fonctionnement universitaire. Ils sont soumis aux mêmes règles et principes que l'ensemble des composantes universitaires et sont évalués sur les mêmes bases, en regard de leur projet en matière de recherche, de formation et d'insertion. Sans doute, le candidat Nicolas Sarkozy ignore-t-il que les Recteurs d'Académie, tous nommés par le Président Sarkozy sur proposition de son premier ministre et de son ministre de l'éducation nationale, font largement appel à ces IUFM pour prendre en charge la formation initiale des fonctionnaires stagiaires et continue des enseignants ?
Certainement, le candidat Nicolas Sarkozy pense qu'il n'est pas nécessaire de former les enseignants et c'est pour cela qu'il rêve que le Président Sarkozy a supprimé les IUFM. Considérer qu'aucune formation professionnelle des enseignants est nécessaire, n'est-ce pas cela la catastrophe ? Mais n'est-il pas vrai qu'il n'y a aucune nécessité de former des enseignants pour leur apprendre à « changer des couches culottes », comme le déclarait un des ministres de l'éducation nationale d'un des gouvernements du Président Sarkozy ?
Heureusement que « des hommes et des femmes » ont continué à faire leur métier, en essayant de répondre aux attentes de leurs étudiants en développant des formations dans des conditions inadmissibles de pressions politiques constantes, de dénigrements systématiques, de désaveux permanents. Non, Monsieur Nicolas Sarkozy, les IUFM n'ont pas disparu. Ils occupent une place reconnue dans le paysage universitaire et de nombreux étudiants continuent de leur faire confiance pour apprendre un métier qui est devenu bien difficile à force d'être dévalorisé et décrédibilisé. Être enseignant est un métier qui s'apprend et la catastrophe est de nier ce fait, le nier jusqu'à prendre ses rêves pour des réalités…
La République doit avoir d'autres ambitions pour son école et pour la formation initiale et continue des enseignants, ces professionnels à même de relever ces défis.
Régis Bernard (IUFM Lyon), Mario Cottron (Directeur IUFM Poitoux-Charente), Jacques Ginestié (Directeur (IUFM Aix-Marseille), Philippe Girard (Directeur IUFM Aquitaine)
L'Union - Publié le mercredi 02 mai 2012 à 09H25
Jean-Marie Le Guen et Anne Ferreira. Le premier est venu entre autres esquisser ce qui pourrait permettre de lutter contre les déserts médicaux en cas de victoire socialiste.
SAINT-QUENTIN (Aisne) Responsable des questions de santé dans l'équipe Hollande, Jean-Marie Le Guen est venu parler santé dans la ville de l'actuel ministre.
«NOUS n'avons pas voulu alarmer les Français, mais nous sommes à la veille d'une grande crise sanitaire. » Une perspective qui n'empêche pas Jean-Marie Le Guen d'être parmi ceux qui visent le ministère de la santé en cas d'arrivée de François Hollande à l'Elysée. Ce n'est donc pas sans arrière-pensée qu'à la veille du 1er-Mai il est venu parler santé à Saint-Quentin, fief de Xavier Bertrand, l'actuel titulaire du ministère, avec qui il devrait débattre ce vendredi sur LCI. Lors des différentes étapes de son déplacement axonais (mairie de Gauchy, structure pour adultes cérébraux lésés et réunion publique à Saint-Quentin), le responsable de santé dans l'équipe du candidat socialiste, qui est d'ailleurs médecin, s'est attaché à donner des coups de projecteur sur des thèmes qui n'ont pas monopolisé, loin de là, les débats de l'élection présidentielle. L'Aisne Nouvelle - Publié le jeudi 03 mai 2012 à 14H00
Jean-Marie Le Guen (au centre) a répondu aux questions des élus locaux, présentant le programme de Hollande sur le plan de la santé. (Photo : G.H.)
SAINT-QUENTIN - Référent santé dans l'équipe de campagne de François Hollande, Jean-Marie Le Guen est venu, lundi, présenter le programme du candidat socialiste et répondre aux élus locaux.
Pas de coïncidence, bien entendu, dans la venue de Jean-Marie Le Guen - député PS de la 9e circonscription de Paris et chargé des questions santé au sein de l'équipe de campagne de François Hollande - à Gauchy puis Saint-Quentin. Un moyen pour les élus locaux de débattre du bilan santé de l'actuel ministre et maire de la cité des Pastels. Le rendez-vous avait été donné à la mairie de Gauchy où les élus axonais - notamment Anne Ferreira, vice-présidente PS du conseil régional, Jean-Claude Cappele, premier adjoint (groupe progressiste) de Gauchy, ou encore Jean-Jacques Thomas, maire PS d'Hiron et premier vice-président du conseil général - ont pu faire une rapide présentation de la situation sur le bassin saint-quentinois et, plus largement, le département. « Nous sommes à la veille d'une très grave crise sanitaire et sociale », a estimé Jean-Marie Le Guen, médecin. Trois points principaux ont été évoqués.
- Mutuelle. - Certaines personnes bénéficiant de la Couverture mutuelle universelle (CMU) se voient refuser par certains médecins, ont relevé les élus locaux. Jean-Marie Le Guen s'est dit « très inquiet sur la couverture mutualiste et son avenir », pointant celles et ceux dont les ressources dépassent le plafond donnant droit à la CMU. Le député soulève la question des départs à la retraite, alors que « la loi prévoyait la continuité de l'accès à la mutuelle ». Sauf que, le coût augmentant, cela pourrait inciter de nombreuses personnes à y renoncer, estime-t-il. « Il faut remettre à plat ce système de la protection sociale complémentaire, trouver des éléments de solidarité » pour que « tous les Français » puissent y avoir accès.
- Zone franche. - Anne Ferreira a interpellé le député parisien sur l'existence, à Saint-Quentin, d'une zone franche qui conduirait à un déséquilibre de la répartition des médecins sur la ville. « Arriver à déstabiliser une carte sanitaire avec la zone franche, c'est nouveau », s'est étonné Jean-Marie Le Guen. S'il a reconnu leur utilité pour éviter que certains quartiers soient délaissés - par les professions médicales et autres - il a toutefois rappelé la nécessité d'avoir une « étude pragmatique » en la matière. Et que, s'agissant des médecins, il existe une « convention » pour les inciter à s'installer dans les déserts médicaux.
- Déserts médicaux. - L'Aisne et notamment le Saint-Quentinois sont exposés au manque de médecins, a soulevé Anne Ferreira. « Nous avons un problème de démographie médicale », reconnaît Jean-Marie Le Guen. Si le problème était connu depuis une dizaine d'années par les politiques, il estime que la réponse a été tardive. Le rehaussement du numerus clausus dans les facultés de médecine aurait dû intervenir plus tôt, par anticipation. Et le gouvernement a eu « une attitude insuffisante » face au « problème de répartition sur le territoire ». Jean-Marie Le Guen estime qu'il faut avant tout repenser le fonctionnement actuel de la médecine. « Les anciennes méthodes, c'est fini. » La nouvelle génération n'accepte plus les mêmes contraintes et privilégie « un travail collectif », chose que souhaite encourager le député. Il propose également une « délégation de tâches et de compétences », notamment sur la question des spécialistes.
- Spécialistes. - Le centre hospitalier de Saint-Quentin et la policlinique Saint-Claude ont récemment soulevé le problème de recrutement auxquels ils sont confrontés, avec le vieillissement de leurs effectifs, notamment dans certaines spécialités du corps médical. « Le problème va se poser sur des professions médicales techniques », a admis Jean-Marie Le Guen. Selon lui, le partage des compétences est une solution, permettant à certains médecins d'effectuer des actes qui ne nécessitent pas toujours une visite chez un spécialiste. « Il manque des gens à bac +5 », a ajouté le député. Soit un intermédiaire entre les médecins et les infirmières qui permettrait de soulager certains professionnels de santé. Le débat s'est poursuivi avec le public le soir même à la salle Paringault. A défaut de se confronter à Xavier Bertrand, Jean-Marie Le Guen a pu échanger avec les Saint-Quentinois sur la santé.
LE DEBAT N'AURA PAS EU LIEU Sans surprise, Xavier Bertrand a décliné l'offre de Jean-Marie Le Guen de débattre avec lui pour la 5e fois. La raison avancée par le ministre : c'est Marisol Touraine, la référente santé au sein de l'équipe de campagne de François Hollande, avec laquelle il est amené à échanger sur le sujet. Plus précisément, l'équipe PS se répartit entre différents pôles thématiques. Marisol Touraine est en charge du pôle « Social, santé, personnes âgées, handicap ». Et au sein de ce pôle, Jean-Marie Le Guen est en charge de la santé. Si le maire de Saint-Quentin n'est pas venu à la salle Paringault lundi soir, il semblerait qu'un débat soit toutefois organisé entre les deux hommes par LCI, vendredi prochain. Reste à savoir si Xavier Bertrand déclinera une nouvelle fois. Contacté hier, le ministre de la Santé n'a pu être joint.
Parce que la lutte sociale pour défendre ou conquérir des droits pour les salariés passe aussi et d'abord par l'action des syndicats.
La plupart des militants socialistes le savent fort bien, certains militent depuis longue date dans l'une ou l'autre des confédérations syndicales.
Petite revue de photos avec brin de muguet … en attendant un autre moment fort pour notre pays.

Jean-Marie LE GUEN, député de Paris et chargé des questions de santé au Parti Socialiste, est donc venu comme prévu à la rencontre des saint-quentinois ce lundi 30 avril 2012.
Il avait mis au défi Xavier BERTRAND de venir débattre avec lui des programmes Santé des deux candidats à la présidentielle restés en course pour le second tour.
Mais, comme pour le débat sur la Santé organisé à Saint-Quentin par la Mutualité Française en tout début d'année et auquel 650 personnes avaient assisté, Xavier Bertrand a préféré ne pas venir, … encore une fois.
C'est dommage !
Comment doit-on interpréter cette posture locale de monsieur BERTRAND alors qu'au même moment le Président de la République souhaitait quand à lui pouvoir débattre nationalement à trois reprises avec François Hollande ?
A la réponse de ce dernier de ne faire qu'un seul débat comme le veut la tradition, Nicolas SARKOZY a indiqué que François HOLLANDE manquait de courage.
Xavier BERTRAND manquerait-il lui aussi de courage quant il s'agit de rendre compte localement de son bilan en tant que ministre de la santé ? Il faut dire que celui qui voulait être son contradicteur dans un débat ouvert connait particulièrement bien son dossier. C'est peut-être cela qui a gêné Xavier BERTRAND, encore une fois empêché.
Décidemment les saint-quentinois n'ont pas de chance. Ils ont un ministre sur place mais ils doivent se contenter de le regarder à la télévision sans pouvoir l'interpeller directement.
Pour quelqu'un qui se targue d'être populaire c'est à ne rien y comprendre.
Certains se souviendront sans doute du passage de notre ministre maire sur la chaine Public Sénat, émission au cours de laquelle il s'était fait un plaisir de tancer brutalement un journaliste local du Courrier Picard appartenant pourtant à un journal peu habitué à le critiquer. [voir http://www.youtube.com/watch?v=lNlVkLbxDzE&feature=player_detailpage]
Mais là, devant un député de l'opposition, en pleine période électorale présidentielle, … personne.
Même chose pour le débat lancé dans sa ville par la mutualité française. Sans présence de média nationaux et avec pour seuls « contradicteurs » des mutualistes, il ne prenait pourtant pas beaucoup de risques.
Nous prenons donc acte que Xavier BERTRAND ne souhaite pas participer (ou n'est jamais disponible) au débat que lui propose la société civile ou des élus nationaux du Parti Socialiste, sur ses terres.
Sans doute préfère-t-il être à l'origine de l'organisation de ces débats afin de mieux en contrôler le déroulement ?
Quant aux personnes présentes dans l'assistance ce lundi 30 avril elles auront pu se faire un avis sur le programme du Parti Socialiste en débattant librement avec Jean-Marie LE GUEN.
Anne FERREIRA, coorganisatrice de ce temps fort et présente dans la salle, a rappelé combien il sera important pour les françaises et les français, après l'élection attendue de François HOLLANDE comme Président de la République, d'être au rendez-vous des législatives pour que le programme du Parti Socialiste puisse pleinement entrer en application grâce aux lois votées par des députés favorables à cette politique.
Après le 6 mai, Anne FERREIRA sera candidate dans la seconde circonscription et s'opposera à Xavier BERTRAND.
01/05/2012
Je défie solennellement Xavier Bertrand de venir débattre des programmes Santé des candidats
A l'occasion de la dernière étape de mon tour de France, lundi 30 avril à Saint-Quentin, j'invite Xavier Bertrand, ministre de la Santé sortant, à venir débattre avec moi de la politique de santé que nos candidats respectifs comptent mettre en œuvre.
Depuis le début de la campagne, Nicolas Sarkozy refuse d'assumer son bilan. Il multiplie les gesticulations médiatiques comme sur l'étiquetage de la viande Halal ou la réforme du permis de conduire pour ne pas avoir à aborder les vraies questions qui préoccupent les Français, comme celle de l'accès aux soins qui n'a cessé de reculer dans notre pays.
Xavier Bertrand, lui non plus, n'est pas pressé de venir défendre le bilan de la politique de santé du gouvernement. Ainsi, pas moins de quatre débats devant nous opposer ont été annulés à sa demande. Je le comprends tant l'échec dans ce domaine est patent : pénurie de médecins dans des territoires de plus en plus nombreux, dépassements d'honoraires qui explosent de façon inquiétante, conséquences dramatiques sur la qualité des soins du modèle de l'Hôpital-entreprise qu'ils ont imposé, services d'urgence engorgés, etc.
A moins d'une semaine d'une échéance électorale aussi capitale pour la France, il n'est plus temps de se défiler et de se cacher derrière des faux-semblants. Aussi, j'invite solennellement Xavier Bertrand à venir débattre face à moi, le lundi 30 avril, dès 20h, salle Paringault à Saint-Quentin, ville dont il est le maire.
Jean-Marie Le Guen Responsable des questions de santé auprès de François Hollande
30/04/2012
Samedi 28 avril 2012 la chaine de télévision LCP est venue à la rencontre des socialistes de la section de Saint-Quentin.
Anne FERREIRA et Jean-Pierre Lançon ont reçu les journalistes dans les locaux de la permanence, rue de la comédie, avant de se rendre, comme d'habitude en ces jours de campagne présidentielle, sur le terrain pour une rencontre en porte-à-porte avec les habitants.
Dans la préparation de ce second tour les militants saint-quentinois du parti socialiste ne relâchent pas la pression. Ils continuent à diffuser le programme et les idées de leur parti persuadés de la victoire prochaine de François Hollande.
Anne FERREIRA quant à elle se prépare pour les législatives. Elle affrontera Xavier BERTRAND sur un terrain habituellement acquis à la droite. Mais cette dernière, il faut bien le constater, recul de plus en plus face aux coups de boutoir donnés depuis plusieurs années maintenant par la gauche dans son ensemble et par le parti socialiste en particulier. Les socialistes saint-quentinois, qui, élection après élection, s'affirment de plus en plus comme la force leader de l'opposition.
Dans une campagne de l'entre deux tours, où le climat politique est particulièrement tendu, les saint-quentinoises et les saint-quentinois n'hésitent pas à interpeller dans la rue Anne FERREIRA et les militant socialistes pour leur exprimer leur soutien, pour leur dire leur ras-le-bol de la politique menée par Nicolas SARKOZY.
Le reportage de la chaine LCP devrait être diffusé jeudi prochain.
Dans l'attente Anne FERREIRA et Jean-Pierre Lançon poursuivent, avec leurs forces militantes, leur insatiable travail de conviction. 29/04/2012
Les résultats du 1er tour à Saint Quentin et sur la deuxième circonscription placent François Hollande en tête avec 18 172 voix. (27.94% des suffrages exprimés)
Le 6 mai, il faut transformer ce premier tour en victoire.
Le candidat président sortant, représenté dans notre circonscription par un ministre d’Etat Xavier Bertrand, un sénateur Pierre André et une députée Pascale Gruny, est lourdement sanctionné par le vote à gauche.
Les Saint Quentinoises et les Saint Quentinois, les citoyennes et citoyens de la deuxième circonscription ne croient plus que lui et ses représentants locaux puissent nous représenter au plus haut niveau de l’Etat. Ils ont donné leurs suffrages à François Hollande. Ils ont clairement et nettement exprimé leur choix en le plaçant devant dès le 1er tour.
Le vote pour la candidate du Front national est plus élevé que sur le plan national. Il ne doit pas seulement nous interroger mais aussi nous intriguer, par sa marque d’une expression de colère et de désespoir, même si c’est la double sanction pour le candidat sortant. C’est un refus catégorique de sa politique.
Le dimanche 6 mai, c’est un choix historique. Il ne faut pas faire d’erreur. C’est clair et net. Avec vous, nous choisissons François Hollande.
Jean-Pierre Lançon
Saint-Quentin * Tous les résultats par bureau de vote en cliquant ici 24/04/2012L'Aisne Nouvelle - Publié le dimanche 22 avril 2012 à 23H09
Nicolas Sarkozy s'apprête à prononcer un discours à son QG de campagne, à la Mutualité à Paris, le 22 avril 2012
La "surprise" tant espérée n'a pas eu lieu: après cinq ans d'un mandat de crises, Nicolas Sarkozy a été sanctionné dimanche dès le premier tour de la présidentielle en n'obtenant que 25 à 27% des voix, score qui rend très délicate sa réélection face à François Hollande.
L'équation électorale posée au président et candidat UMP était difficile. Ses stratèges répétaient depuis des semaines qu'il lui fallait virer à tout prix en tête au soir du premier tour pour espérer créer une "dynamique" et inverser le rapport de forces avec son rival socialiste.
A la lecture des résultats de dimanche soir, c'est un échec. Selon les estimations de résultats, Nicolas Sarkozy se qualifie pour la finale du 6 mai mais avec environ deux points de retard sur François Hollande et, surtout, un score nettement en retrait par rapport à celui qu'il avait obtenu il y a cinq ans (31,18%).
Le président le plus impopulaire de la Ve République devient le premier président sortant à ne pas s'imposer à l'issue d'un premier tour.
Malgré le ton très à droite de son discours de campagne, le candidat UMP n'est pas parvenu à rééditer le "siphonnage" des voix du Front national réussi en 2007, qui lui avait permis de reléguer Jean-Marie Le Pen à 10,14% des voix. Sa fille Marine Le Pen en a obtenu dimanche près du double et atteint un score historique de 18 à 20%.
En outre, le total des voix de gauche a nettement progressé. A l'inverse du candidat du PS, assuré de bons reports de la part des électeurs de Jean-Luc Mélenchon (10 à 11%) et d'Eva Joly (2%), Nicolas Sarkozy doit maintenant rallier les suffrages de ceux de Marine Le Pen et François Bayrou (8 à 9%), alors même qu'ils n'ont pas ménagé leurs critiques contre lui.
Devant ses partisans, le chef de l'Etat a attribué ses résultats à un "vote de crise témoignant de leurs inquiétudes, de leurs souffrances et de leurs angoisses". Et ses lieutenants de souligner que le combat n'était pas joué. "Ce qui s'est produit très régulièrement, c'est que le candidat qui est arrivé en tête ne gagne pas", a dit Brice Hortefeux.
Pendant les deux mois de sa campagne, Nicolas Sarkozy avait pourtant tout fait pour éviter le scénario d'un référendum pour ou contre lui et tenter de masquer son bilan plombé par les crises.
-Grand écart-
Dès son entrée en lice, Nicolas Sarkozy s'est présenté comme le candidat du "peuple" contre les élites et a adopté un ton très à droite, inspiré par son conseiller officieux et très influent Patrick Buisson. D'estrades en studios, il a agité les dangers de l'immigration, dénoncé les "corps intermédiaires", insisté sur les frontières de Schengen ou reparlé d'identité nationale.
Pour compléter ce discours, il a raillé le "manque d'expérience" de François Hollande et agité le chiffon rouge d'une victoire de la gauche.
Cette recette a permis à Nicolas Sarkozy de remonter son handicap sur François Hollande dans les sondages et même de le dépasser à la mi-mars. Mais sa progression s'est arrêtée début avril.
Pour inverser la tendance, il dispose de quinze jours pour attirer vers lui les électeurs du FN et ceux du MoDem dans un grand écart que ses proches ont voulu minimiser. "Le besoin d'ordre public s'adresse à la même personne que le besoin social", a assuré la secrétaire d'Etat aux solidarités Marie-Anne Montchamp.
Vu le très haut score obtenu par Marine Le Pen, le président-candidat a clairement affiché dès dimanche soir son intention de s'adresser d'abord aux électeurs du FN en maintenant le cap à droite. Même si sa stratégie destinée à assécher le score du FN a échoué au premier tour.
"Le souci de nos compatriotes de préserver leur mode de vie est la question centrale de cette élection", a-t-il fait valoir en citant le "respect de nos frontières, la lutte déterminée contre les délocalisations, la maîtrise de l'immigration, la valorisation du travail, la sécurité".
Dans la foulée, Nicolas Sarkozy a fait un clin d'oeil aux électeurs de Marine Le Pen en appelant à le rejoindre ceux "qui mettent l'amour de la patrie au-dessus de toute considération partisane".
Plus déterminé que jamais à engager le duel avec François Hollande, le candidat UMP a proposé, comme un défi, de tenir non plus un mais trois débats entre les deux tours. "Tout doit être débattu, sans hypocrisie, sans esquive, sans faux-fuyant", a-t-il lancé à son rival. "Les Français ont le droit à la vérité et à la clarté, nul ne pourra se dérober !"
"Nous étions à neuf contre un, cette fois nous sommes à un contre un", a renchéri le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, pour qui "c'est un nouveau match qui commence".
© 2012 AFP
La victoire du Parti Socialiste et de François Hollande au premier tour de la présidentielle 2012 redonne espoir à tous les françaises et les français.
Les résultats obtenus par mon parti au niveau national et dans ma ville, m'amènent à faire les constats suivants.
Tout d'abord, ce vote traduit une profonde volonté de changement. Cet espoir a été porté par le message du Parti Socialiste et incarné par François Hollande.
Nicolas Sarkozy, qui espérait arriver en première position au premier tour et creuser l'écart avec le parti socialiste, se retrouve en seconde position. C'est nettement une défiance et un rejet de la politique qu'il a menée depuis 5 ans avec son gouvernement.
Le Front National, et c'est une triste nouvelle pour notre pays, arrive en troisième position. C'est ce qui me préoccupe le plus. Mais je doute que toutes les électrices et tous les électeurs qui ont fait ce choix l'aient fait par conscience politique.
Je comprends la colère et le désarroi de la plupart d'entre eux.
Comment ne pas être révolté quand, après avoir perdu son emploi (et ils sont plus d'un million dans ce cas sous le mandat de SARKOZY), on s'entend traiter de fainéant, voire de fraudeur potentiel par le chef de l'Etat. Je ne suis pas certaine, comme le pense Nicolas SARKOYZY, que toutes les françaises et tous les français qui ont perdu leur travail soient responsables de cette situation et qu'ils aient appris cette décision avec bonheur ou entrain.
Je considère que l'UMP a, par ses déclarations et sa politique, favorisé cette poussée. Les messages sur l'immigration, la hiérarchisation entre les civilisations et les peuples, les discours sur la fermeture de nos frontières ou la sortie de l'espace Schengen, les incessantes interventions du Président Sarkozy cherchant à opposer les différentes catégories de français - les travailleurs aux chômeurs, les travailleurs du privé aux fonctionnaires, etc… - n'ont conduit qu'à un seul résultat, la poussée du Front National partout en France.
Ce sera sans doute la seule politique vraiment efficace de son mandat.
Quant à Saint-Quentin, terre de droite, avec un ministre, un député, un sénateur et un maire de droite, François Hollande et le Parti Socialiste arrivent en tête, dépassant même le score réalisé au niveau national.
Mais ici aussi, les discours portés par le maire/ministre Xavier BERTRAND n'ont conduit qu'à une seule chose ; l'incroyable flambée du Front National qui réalise sur les terres d'un des plus fidèles collaborateurs de Nicolas SARKOZY, un résultat de plus de quatre points supérieur à la moyenne nationale.
Là aussi, dans notre ville et dans les territoires environnants, la présence du ministre d'Etat Xavier BERTRAND, n'a eu aucun impact positif sur l'emploi. La situation y est même pire qu'au niveau national. Le nombre de personnes allocataires du RSA s'est envolé et l'écart entre les riches et les plus défavorisés s'est accru.
Dans ce contexte comment ne pourrais-je pas comprendre le désarroi ou la crainte en l'avenir de nos concitoyens !
Les injustices engendrées au cours de ces cinq dernières années sont telles qu'elles ne pouvaient qu'entrainer des divisions du corps social et la recherche de réponses que certains ont cru trouver dans des thèses populistes.
Avec François Hollande et le parti socialiste, et maintenant avec toutes les forces politiques qui l'ont rejoint, je souhaite remédier de toutes mes forces à la situation catastrophique que nous laissent en héritage Nicolas SARKOZY et Xavier BERTRAND.
Oui nous pouvons redresser ensemble la France. En faire à nouveau une terre de justice sociale et d'équité, une terre où chacun, quel que soit son niveau de qualification ou son origine, puisse travailler, dans la fraternité, renouer avec son honneur, et faire de la solidarité un moteur pour notre nation.
Comme vous le savez je serai bientôt candidate aux législatives. Je demande à toutes celles et à tous ceux qui, comme moi, croient en ces valeurs universelles, de tout faire pour que François HOLLANDE et les partis de gauche et du renouveau, puissent l'emporter au soir du second tour des présidentielles. Il en va de l'avenir de notre pays.
Anne FERREIRA 15/03/2012Arrivé en fanfare à Saint-Quentin en 2009, entouré d'un millier de policiers, bloquant pendant de longues heures le centre ville de Saint-Quentin, c'est en catimini que Nicolas Sarkozy revient ce lundi 5 mars dans notre ville. Bien qu'il se dise candidat « du Peuple », le Président candidat ne veut vraiment pas rencontrer les Saint-Quentinois. C est en fait une visite bien médiatique et politique qui l'amène à visiter l'EPIDE, établissement dit « de la deuxième chance ». Il doit y promouvoir la nouvelle loi sur l'encadrement militaire des mineurs délinquants, un nouveau dispositif qui se surajoute aux autres, et pour lequel on ne sait pas bien combien de jeunes seront concernés en France, entre 200 et 500 parmi les 110 000 pris en charge par la Protection judiciaire de la jeunesse. L'EPIDE, qui accueille jusqu'à ce jour des jeunes de 16 à 25 ans est une école de la deuxième chance. Il faut saluer les résultats de ce dispositif, les jeunes sont volontaires, motivés, et ceux qui les encadrent aussi. Et le problème souligné par bon nombre de professionnels, c'est que l'arrivée sur ces sites de mineurs délinquants au profil tout à fait différent risque de déstabiliser l'équilibre fragile des Epides. Tout le monde aura compris que l'objectif du gouvernement est bien de marquer les esprits avec cette "vitrine de l'encadrement militaire des mineurs délinquants" mais que le problème restera entier.
Jean-Pierre Lançon
05/02/2012Dans sa propre ville, à Saint Quentin, le ministre de la Santé, Xavier Sarkozy Bertrand ne veut pas débattre sur sa politique de Santé. Il est aux abonnés absents alors que le Splendid est plein. Il reçoit en catimini dans son bureau de la mairie le président de la Mutualité Française, le président de la MGEN qui eux, sont venus, devant un parterre très attentif, présenter leurs propositions pour permettre l'accès aux soins pour tous. Vous avez dit "COURAGE" ou "COURAGE, FUYONS "
Ici notre publication locale de janvier 2012 « Pour Saint-Quentin – Spécial Santé »
Retrouvez notre article d'octobre 2010 basé sur une émission de France-Info « Quand se soigner devient un luxe ».
« Responsable de sa maladie ?» une vidéo France-info d'Octobre 2010
Et aussi ci-après l'article du Courrier Picard sur le débat public initié par la Mutualité Française
SAINT-QUENTIN «L'accès aux soins est en péril»
Le président de la Mutualité française a expliqué lors du débat, vendredi soir, qu'il souhaitait que les candidats à la présidentielle invitent la santé dans la campagne.
La Mutualité française a organisé un débat sur la santé, vendredi au Splendid devant 650 personnes. Attendu, le maire et ministre de la Santé n'est pas venu.
Cap sur la santé. Dans la longue vue, la Mutualité française voit la prochaine élection présidentielle et entend inscrire le sujet dans le débat. «Notre combat n'est pas un combat partisan comme on nous l'a si souvent dit. Nous sommes là pour la santé des Français », précise Étienne Caniard, le président de cette mutuelle, vendredi soir au Splendid de Saint-Quentin. Une salle remplie avec 650 personnes tout acquis à la cause. «Le capitaine n'est pas là aujourd'hui », lance une dame de l'assistance alors qu'elle prend la parole dans le débat. Applaudissements de l'ensemble du Splendid. Le capitaine n'est autre que Xavier Bertrand, le maire et ministre de la Santé. Annoncé officiellement, il n'est pas venu. «Mais il y a sa conseillère qui est là. » Au premier rang, Marie-Laurence Maître, adjointe au maire chargée du personnel, prend studieusement des notes.
«L'accès aux soins est en péril », affirme le docteur François Wilthien du haut de la tribune. Tous s'accordent à relever que «le reste à charge pour les patients est de plus en plus important ». Et que les personnes sont nombreuses à baisser leurs garanties de mutuelle, voire l'arrêter faute de pouvoir payer. Et ce, notamment, depuis l'augmentation des cotisations, conséquence directe de la hausse de la taxation imposée par le gouvernement. «Taxer les mutuelles, c'est taxer les ménages. » La Mutualité française, rejointe par d'autres mutuelles, avait lancé une pétition contre cette taxation. «C'est une mauvaise réponse, note Étienne Caniard avant de souligner que nous sommes tous inégaux en matière de santé. »
Sa volonté première avec ce grand débat est de trouver des solutions, d'échanger. «Ce n'est pas de vendre le programme de la mutualité », confirme-t-il. Les mains se lèvent dans la salle pour participer au débat. Nul besoin d'insister, l'assistance tient à parler. Si ce n'est pour poser des questions, c'est surtout pour étayer le constat dressé par les invités de la tribune.
«Je suis bénévole au centre social Saint-Martin et je vois tous les jours de la souffrance, raconte au micro cette dame. Je suis révoltée. Je vois des mamans qui touchaient le RSA et avaient la CMU avoir le courage de reprendre un emploi car on les traitait de fainéantes mais aujourd'hui, elles ne touchent plus de CMU et n'ont pas les moyens d'avoir une mutuelle. Leurs enfants ne sont pas soignés. Sur dix personnes, huit renoncent à la mutuelle. » Un cap qu'ils ont tous relevé et dont ils espèrent inverser la tendance.
Le Courrier Picard - NADIA NEJDA 04/02/2012
Article de l'Aisne Nouvelle - Publié le lundi 06 février 2012 à 14H00
Plus de 600 personnes - pour la plupart des adhérents de diverses mutuelles, des syndicalistes et des professionnels de santé - attendaient Xavier Bertrand à l'occasion d'un débat sur la santé publique.
AISNE - Il était attendu de pied ferme. Il avait promis de venir, selon les organisateurs. Mais, finalement, Xavier Bertrand n'a pu se joindre au débat qui a réuni plus de 600 personnes, vendredi soir, au Splendid. Renoncement ou agenda surchargé ? Aucune explication n'a été donnée. Au grand dam de la Mutualité française de Picardie qui avait prévu ce rendez-vous depuis près de six mois et... de l'opposition politique locale qui, tracts à la main, n'aurait manqué ce rendez-vous pour rien au monde. Hostile à la hausse de la taxe sur les mutuelles
L'objectif de la Mutualité française : placer la santé au centre du débat de la campagne présidentielle. Pour ce faire, elle sillonne la France et organise des conférences-débats sur le thème « Votre santé en 2012 : agissons pour rester solidaire ». Ce vendredi soir c'est « dans la ville du ministre de la Santé [qu'elle s'est] déplacée… sans provocation ». Dans son collimateur : le doublement de la taxe sur les mutuelles et, par là même, l'augmentation des cotisations (entre 18 et 20 % en trois ans selon la MGEN) et la dégradation de l'accès aux soins. Si elle défend ses propres intérêts partisans, la Mutualité française (accompagnée d'autres consœurs) a tenté de rassurer en expliquant qu'elle « n'était pas là pour faire la promotion de ses services » mais pour remettre en question « la pérennité de notre système de protection sociale » constitué, selon elle, de « mesures incohérentes, inefficaces et inéquitables ». Elle n'a d'ailleurs pas manqué de rappeler que sa pétition contre le doublement du coût de la taxe sur les mutuelles a déjà recueilli près d'un million de signatures. Des arguments que le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, a pu entendre puisqu'il devait, suite au débat, rencontrer à l'hôtel de ville une délégation des mutualistes (les présidents de la Mutualité française, de la MGEN, d'Harmonie mutualité, le vice-président du syndicat MG France, etc.) qui avait fait le déplacement.
Aurélien WALTI 03/02/2012
L'Aisne Nouvelle - Publié le mercredi 01 février 2012 à 14H00
 Sylvère Delaye (au centre) constate l'aspect rassurant cheminot pour les nouveaux adhérents.
TERGNIER - Avoir une mutuelle relève bientôt d'un privilège devant la hausse des cotisations. Un combat pour la Mutuelle générale des cheminots.
« La santé est taxée deux fois plus que l'hôtellerie », constate amèrement Sylvère Delaye, président de la section de Tergnier de la Mutualité générale des cheminots. Samedi, lors de l'assemblée générale de la section, les adhérents étaient nombreux pour avoir des précisions sur l'avenir de leur mutuelle et la hausse des cotisations. Une augmentation des tarifs inévitable avec l'alourdissement de la taxe spéciale sur les contrats d'assurance. Une hausse de 3,5 % mise en place il y a un an. Pour alourdir la facture, une nouvelle augmentation a été annoncée le 1er octobre 2011. Une seconde charge que la mutuelle n'a pas décidé de faire répercuter sur les cotisations de ses adhérents. « Il aurait fallu en plus refaire des courriers et les échéanciers. Quand on connaît le coût de ces opérations. Cela nous a coûté un million d'euros, pris sur le compte de la mutuelle. Une somme qui pèse lourd sur le budget ». De même que les mutuelles doivent également cette année assurer leur solvabilité et bloquer de l'argent sur un compte. « Nous serons alors redevables à l'impôt sur les sociétés », précisent les responsables. Sans oublier la part décroissante de la prise en charge de la sécurité sociale. Au final, la hausse répercutée sur la facture des adhérents pour 2012, 509 sur Tergnier, est d'environ 6, 8 % pour l'ensemble d'une famille. Devant ce constat, les mutuelles sont nombreuses à avoir fermé leurs portes. 439 ont déposé le bilan, pour à peine d'une centaine de sociétés d'assurances.
Un contrat pour les non-imposables
Le secteur des mutuelles se fragilise ainsi, tout comme les bénéficiaires qui sont nombreux à résilier leur contrat, suite à leurs difficultés économiques. « Pour pallier à ces obstacles financiers, notre mutuelle propose d'ailleurs une gamme spéciale pour les personnes non imposables, sauf si elles touchent une aide complémentaire santé ». Cette fragilisation ne s'est néanmoins pas percutée sur les effectifs de la section ternoise, avec seulement sept adhérents en moins. Mais l'ouverture aux non-cheminots depuis quelques années et donc l'arrivée d'un nouveau profil de membres fait évoluer ce secteur des mutuelles. Les adhérents deviennent de plus en plus consommateurs. « Le public a du mal à faire la différence entre mutuelle et assurance. Les cheminots sont en outre plus fidèles, les extérieurs ont moins de scrupules à changer de mutuelles. Il ne faut pas oublier qu'il nous faut cinq à six ans pour amortir une adhésion. Les anciens font attention à leur consommation. Alors que des personnes souscrivent une mutuelle pour réaliser des soins spécifiques comme ceux dentaires, et partent après ». Mais le président tient à rappeler que l'appellation cheminot reste un critère rassurant dans le choix des nouveaux adhérents. Les contrats des premières gammes des jeunes salariés finançant alors ceux des plus anciens. La récente hausse annoncée de la TVA mettra encore un peu plus à l'épreuve cette solidarité entre les générations.
Aurélie BOURILLON 02/02/2012
L'Aisne Nouvelle - Publié le mardi 13 avril 2010 à 23H00
 Des médicaments souvent utilisés ne seront remboursés qu'à hauteur de 15 % (photo : G.H.).
« C'est une horreur, c'est honteux ! », lance Clairemonde Carpentier, en apprenant qu'une nouvelle liste de médicaments, jugés insuffisamment efficaces, sera déremboursée prochainement (dès cette semaine, selon Le Parisien). « Ce sont toujours les mêmes qui paient, les plus démunis », vocifère cette Gasiaquoise, consommatrice de pilules et autres sirops.
En jeu, 170 médicaments, actuellement remboursés à 35 %, vont voir leur prise en charge passer à 15 %. Le gouvernement espère ainsi faire économiser près de 150 millions d'euros à la Sécurité sociale sur les 20,3 milliards de déficit attendus pour 2009.
Francis Ringeval, vice-président du Syndicat des pharmaciens de l'Aisne, explique que « si l'on estime que le service médical rendu par ces médicaments est insuffisant, il n'est pas anormal de les dérembourser ». D'autant que le tarif devient un argument pour responsabiliser ceux qui consomment de manière abusive ces médicaments.
De son côté, 60 millions de consommateurs met clairement en doute ce genre de raisonnement : « Si certains d'entre eux sont réellement inefficaces, on peut alors se demander pourquoi leur autorisation de mise sur le marché n'est pas purement et simplement retirée ! »
Retourner aux médecines de grands-mères
Reste que le vice-président du Syndicat des pharmaciens de l'Aisne nuance ses propos en considérant l'approche du gouvernement et de la Haute autorité de santé comme mauvaise. « Si quelques médicaments rendent un service médical insuffisant, ils peuvent pourtant faire énormément de bien à certaines personnes. C'est le cas de Magné B. »
Et ce n'est pas à Clairemonde Carpentier que l'on fera croire le contraire. Pour elle, nombre des médicaments qui ont été totalement déremboursés, notamment en 2008, « sont efficaces ». « Je prenais des cachets pour favoriser la circulation sanguine car j'ai des problèmes à ce niveau. Et bien, ils sont très bien, mais ne sont plus pris en charge. Et c'est la même chose pour la toux avec le Pneumorel », regrette-t-elle. Avant d'ajouter : « Je ne suis pas la seule à le penser. J'ai peur que ces mesures de déremboursement se poursuivent et qu'au final, on n'arrive plus à se soigner… »
D'autant que la Mutualité française se refuse, pour l'instant, de prendre en charge la différence des médicaments remboursés à 15 %.
Résultat, certains, comme Clairemonde, se mettent aux méthodes alternatives. « On n'a plus le choix, on en revient aux médecines de grands-mères et on feuillette des livres là-dessus. Du coup, pour les crampes j'utilise du savon blanc. Maintenant et pour la toux je vais utiliser du sirop de navet, ça calme les bronches… » A chacun sa technique...
DES PRIX QUI FLAMBENT EN PHARMACIE
Lors des deux derniers déremboursements de médicaments, en 2006 et 2008, les mesures avaient conduit à libérer le prix des cachets, pilules et sirops considérés peu efficaces.
Le corollaire direct : une augmentation des prix brutale. Cette fois, pas de risques, le prix des 170 médicaments en question ne sera pas libéré car ils continueront d'être pris en charge à minima.
Malgré tout, en 2006, 60 millions de consommateurs a réalisé une étude comparative sur les prix des médicaments avant et après déremboursement : « Au bout du compte, la facture [était] salée… les laboratoires augmentent leur prix, parfois les doubles, les triples ou les quadruples… Le malade, lui, n'a plus qu'à passer à la caisse et s'étonner que la pilule qu'il prend depuis des années soit brutalement devenue un produit de luxe. » Ainsi, des augmentations entre 33 et 289 % ont été révélées.
De plus, le prix unique disparaît. Chaque pharmacie choisissant son prix et sa marge. « Comme, le Pneumorel, peste Clairemonde Carpentier. Un sirop pour la toux que j'achète pour mes petits-enfants. Avant son déremboursement, il coûtait 1,66 € maintenant c'est 6,15 €. Et encore, ça dépend de la pharmacie. »
Mais Francis Ringeval se veut rassurant. Selon lui, il n'y a pas de différence flagrante de tarification entre les pharmacies de l'Aisne. « Nous avons fait de gros efforts pour ne pas augmenter nos marges. » Il avoue tout de même être « favorable à un encadrement, mais pas à un prix fixe. Cela éviterait que les pharmaciens qui sont seuls dans leur village mettent des prix excessifs et à l'inverse que les discounters ne soient trop agressifs ».
Mais déjà certains voient d'autres solutions pour faire jouer à plein la concurrence et ainsi faire baisser les prix. « Pourquoi ne pas autoriser les grandes surfaces à vendre des cachets », propose Clairemonde.
« Ce ne serait pas une bonne chose, réplique Francis Ringeval. Les pharmacies sont là pour conseiller les malades et ne doivent pas devenir des commerces… »
Aurélien WALTI 31/01/2012Deux victoires et un printemps démocratique, citoyen et républicain. Vœux des sections du Parti Socialiste de la 2ème circonscription du bassin Saint Quentinois Intervention de Jean-Pierre Lançon secrétaire de section de Saint Quentin
  2012 marquera les derniers mois du quinquennat de Nicolas Sarkozy : c'est l'occasion d'un bref bilan. Après 10 ans de droite dont 5 de Sarkozy, il est grand temps de renvoyer le Président-candidat devant ses responsabilités politiques en portant à la connaissance de tous les français son bilan.
En 5 ans, il y a un million de chômeurs de plus inscrits à Pôle emploi, 75 milliards d'euros de cadeaux fiscaux qui ont été distribués aux plus riches, c'est la TVA qui a augmenté pour vous alors que 300 000 contribuables ne payent plus l'impôt sur la fortune, c'est la dette qui s'est alourdie de 612 milliards d'euros et ce sont 337 000 personnes de plus sont passées sous la barre du seuil de pauvreté.
En réponse à la crise financière et aux diktats des marchés, les choix politiques de la droite et de Mr Sarkozy ont été marqués par la volonté de régression pour les retraites, l'éducation, les services publics, la santé…Aujourd'hui, tout est à vendre !
Nicolas Sarkozy prétendait protéger les Français : jamais un Président de la République n'aura autant maltraité les Français pour protéger une minorité.
Alors puisque Nicolas Sarkozy est candidat à un second mandat, qu'il est donc candidat à continuer sa politique, l'enjeu pour 2012 est simple : faire élire un nouveau Président de la République. Pour cela nous, les socialistes, nous devons être au rendez vous de l'espoir en Mai prochain.
Nous avons élaboré collectivement un projet, nous avons réaffirmé notre stratégie électorale d'union de la gauche et des écologistes, et de nombreux français ont participé à la désignation de notre candidat François HOLLANDE, nous sommes donc maintenant prêts pour les prochains combats politiques.
La campagne présidentielle constituera un moment essentiel pour l'avenir de notre pays, puisque les français devront choisir entre la capitulation devant les marchés et les choix audacieux que François Hollande vient de proposer dans son programme.
En route donc pour la victoire, que 2012 reste dans les livres d'histoire avec l'élection du second président socialiste de la République Française élu au suffrage universel.
Il est grand temps aussi de renvoyer le ministre-candidat monsieur Bertrand, parce que, ministre du travail, je voulais dire ministre du chômage, ministre de la santé, je voulais dire ministre de l'augmentation du coût de la santé et ministre de l'emploi, je voulais dire ministre des petits boulots et du temps partiel , député-ministre ou ministre-député et qu'à ces titres là, il est le super-représentant de cette politique rejetée par les Français. Nous ne souhaitons pas qu'il puisse représenter notre circonscription pour empêcher que les réformes nécessaires et voulues par les Saint quentinois soient votées.
Nous aurons besoin d'une députée qui nous représente et vote les lois et les réformes qui vont permettre le changement maintenant.
Je ne sais pas, si vous avez vu dans le débat à l'Assemblée nationale, sa prise de bec avec Henri Emmanuelli.
Interrogé sur la politique du gouvernement en matière d'emploi, monsieur Bertrand a dérapé, en interpellant les députés landais sur les chiffres du chômage dans leur département, sans d'ailleurs que les parlementaires n'aient eu la possibilité de répondre.
Sa dérobade ne trompe personne. S'il y a aujourd'hui 16 000 demandeurs d'emploi dans le Département des Landes, c'est bien que la politique de l'emploi dans notre pays se traduit par une véritable faillite. Cette faillite sanctionne l'échec n°1 du Président de
la République et de son gouvernement, monsieur Bertrand en tête !
La réalité est implacable: depuis mai 2007, la France compte 1 million de chômeurs en plus.
Pourtant dans les Landes, grâce notamment à la politique d'aide au développement économique du Conseil général et au plan départemental d'insertion, le taux de chômage reste le plus faible d'Aquitaine: 8,8%.
Les socialistes landais n'ont donc aucune leçon à recevoir de la part de monsieur BERTRAND, quand on connait le taux de chômage du bassin saint quentinois autour
des 15%. Les socialistes saint quentinois non plus, nous n'avons pas de leçon à recevoir de la part de ce ministre de Monsieur Sarkozy qui semble désormais penser que les contrats aidés sont le seul remède au chômage, alors qu'il dénonçait ces contrats, il y a quelques mois encore, comme de « l'assistanat ».
Compte tenu de la situation catastrophique de l'emploi, conséquence de 10 ans de laxisme et d'irresponsabilité de la droite, un changement de politique économique est indispensable.
En tout cas, si pour notre ministre du chômage, il lui reste, quelques mois à paraître contrairement à l'adage « prophète en son pays », de plus en plus de voix s'élèvent pour dénoncer sa politique au service de Sarkozy dans toute la France, et même parfois au sein de sa propre administration communale, nous formulons nos vœux et nous appelons et souhaitons que les électeurs votent pour assurer le changement de député en juin 2012.
Je ne voudrais pas terminer ces propos sans revenir sur les élections cantonales de 2011 qui ont permis à des inconnus, se présentant sous les couleurs du Front national, d'être présents au second tour.
Pour que cela ne se reproduise pas, il faut un printemps démocratique, citoyen et républicain. Je sais qu'il est en marche.
Et si Yannick Noah chante : « Puisqu'il faut changer les choses, aux arbres citoyens » je me permets de chanter :
« Puisqu'il faut changer maintenant, aux urnes citoyens. »
L'envie de citoyenneté qui s'est manifestée ces derniers temps, ici et là, lors des printemps arabes mais aussi, même si le contexte est différent lors des primaires citoyennes organisées par le Parti socialiste et le PRG est signe d'espoir.
A la veille d'échéances électorales capitales, les citoyens français doivent bien se convaincre que le changement espéré ne peut venir que de leur mobilisation. Mais le changement peut dangereusement basculer vers le pire. Après une politique de destruction de toute idée de solidarité, au profit d'une individualisation forcenée qui va mettre à bas tout le modèle social que nous connaissons, et les plans de rigueur qui se succèdent y participent largement, peut se mettre en place une politique pire encore, qui fera de la haine de l'autre et du repli sur soi ses lignes directrices.
Outre que ce modèle est humainement insupportable, il est économiquement catastrophique.
Déjà le populisme est au rendez-vous. Il y a forcement un responsable, le chômeur, le malade, le fonctionnaire, le bénéficiaire des minima sociaux, le jeune, le vieux… et surtout, surtout l'étranger !
Dans ces conditions que reste-t-il de la cohésion sociale, force d'un peuple et garantie de la qualité de la vie ensemble ?
Et on voit aussi revenir l'antiparlementarisme, signe inquiétant d'une démocratie qui va mal. Un état sans parlementaires, c'est une dictature ! Je le redis, citoyens que nous sommes avec notre connaissance historique, d'un passé, pas si lointain, investissons-nous d'une mission : ouvrir les yeux … et la réflexion des plus jeunes, et de certains plus vieux aussi malheureusement, sur le modèle de société qui apportera un maximum de douceur de vivre au plus grand nombre et comment le mettre en place.
Ça ne se fera pas du jour au lendemain, ni sans volonté profonde.
Pour faire changer la société, il faut un gouvernement qui le souhaite mais aussi un peuple qui l'exige !
Si de plus, un jour prochain, les institutions de la République, Sénat, Assemblée nationale et présidence le veulent aussi, quel bel espoir !
En attendant ce jour, je souhaite au nom de tous les membres des sections du parti socialiste du bassin saint quentinois de la circonscription une année 2012 la meilleure possible à titre personnel. Il est difficile parfois de parler de « bonne année » aujourd'hui mais la situation va s'améliorer, il faut y croire. Le changement, c'est maintenant. Et vivement mai. 11/01/2012On a en face de nous des médias extraordinairement puissants : Bouygues, Lagardère, Arnaud, Pinault, Dassault, Rothschild… Les journalistes ont du mal à résister aux rédactions en chef qui sont au service de Sarkozy ainsi que le CAC 40, le Medef et la rente de ce pays. Les possédants sont arque boutés derrière le candidat sortant de la droite, fut-il le pire président de la Ve république. Ils ont un sens de classe aigu pour défendre leurs banques, leurs patrimoines, leurs fortunes accumulés quand bien même elles seraient excessivement concentrées et voyantes. Ils ont dégagé le pseudo « centre » à leur manière : exit Borloo, ridiculisé Morin, minorisé Villepin, tout pour faire une place en or à Bayrou avec lequel existe un accord secret de désistement pour le second tour. Bayrou est sur certains points (règle d'or, baisse des fonctionnaires, des salaires, des services publics) plus à droite que Sarkozy, il n'a pas réussi en 5 ans, depuis 2007, à dépasser le stade de chefaillon groupusculaire, mais vous remarquerez, il est traité comme un dieu par la grande presse. Marine Le Pen, « amène le pire » est également traitée comme une reine, ils font sa promotion à loisir, la gonfle, la dégonfle au gré de leurs besoins. France inter raconte qu'elle est le premier parti « ouvrier ». Mais elle peut aussi échapper à ce jeu et s'imposer dangereusement au 2° tour. Une future alliée de Sarkozy qui n'hésitera pas demain à la prendre dans son gouvernement dés qu'il en aura besoin pour sa majorité. Ils cognent, ils cognent, cognent sur un seul homme : François Hollande. Ils le trouvent, trop mou, trop dur, trop hésitant, trop ceci, trop cela. Tout y passe, sa prétendue « mollesse », son incompétence, son absence d'engagement à gauche. Méfiez vous, car ils vont tout utiliser à commencer par la division, la rancœur parfois à gauche de ceux qui sont aveugles devant le danger énorme qui nous guette. L'arme préférée des trolls UMP sur Internet c'est la « critique de gauche » de Hollande pour mieux expliquer que ça ne sert à rien de voter, que ça ne change rien afin de nourrir l'abstention qui ferait le jeu de Sarkozy. Cela impose aussi bien sur, à François Hollande d'entendre et de s'orienter plus à gauche notamment sur les questions sociales (salaires, retraite, sécu, droit du travail). Alors : que nul ne flanche ! Unité ! Il faut répondre à Jean Luc Mélenchon qui affirme qu'il « ne participera qu'à un gouvernement qu'il dirige » : un tel chantage n'est pas raisonnable, il faut préparer le « tous ensemble » du 6 mai. Battre cette politique pourrie de Sarkozy est essentiel pour le pays, pour les salariés, pour l'avenir. La réélection de Sarkozy serait le pire qui puisse arriver : un « quitus » à sa sale politique sur les 5 ans passés et encore 5 ans de mal, réduirait tout ce qu'il y a encore de beau dans notre pays : la sécu, l'école publique, les services publics, les 35 h, ce qui reste de retraite, il ratiboisera tout. On ne joue pas. Ou plutôt on joue l'histoire ce pays. Avec François Hollande. Avec le programme le plus à gauche possible, que défend D&S. Tout pour soutenir, protéger, encourager, défendre, pousser en avant le SEUL candidat en position de sauver la gauche, de gagner les 22 avril et 6 mai. Sans hésitation, sans état d'âme. Sa victoire CONTRE Sarkozy ouvrira une voie aux luttes sociales, une dynamique qui ira plus loin, comme en 36, que tous les programmes les plus beaux – qui sinon, resteront dans les placards.
28/12/2011 Publié le 27/12/2011 | 17:28 Par Gontran GIRAUDEAU (avec l'AFP)
 France 3 Picardie
Le maire de St-Quentin (02) et ministre du Travail est poursuivi par Mediapart pour diffamation.
L'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel fait suite à sa mise en examen pour diffamation pour avoir accusé Mediapart d'utiliser des "méthodes fascistes".
Elle a été signée par une juge d'instruction parisienne le 16 décembre et la date de son procès devrait être fixée en mars, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
"L'occasion me sera donnée de m'expliquer très clairement et très largement devant le tribunal correctionnel", a expliqué Xavier Bertrand en marge d'une visite d'une agence Pôle-Emploi à Reims ce mardi 27 décembre.
Un de ces avocats, Me Edouard de Lamaze, a indiqué que ce renvoi était automatique dans le cadre d'une procédure de dépôt de plainte en diffamation avec constitution de partie civile, choisie par Mediapart, à partir du moment où le ministre avait reconnu avoir prononcé les propos pour lesquels il est attaqué par le site d'informations fondé par Edwy Plenel.
Les faits
Alors secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand avait accusé le 6 juillet 2010 Mediapart d'user de "méthodes fascistes". Le site avait déposé une plainte en diffamation.
"Quand certains médias, notamment un site qui utilise des méthodes fascistes à partir d'écoutes qui sont totalement illégales (...), mais dans quel monde on est, dans quel monde on est!", avait dit M. Bertrand en marge d'un meeting.
Dans une interview au site, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt avait affirmé que le gestionnaire de fortune de Mme Bettencourt, Patrice de Maistre, lui avait demandé, lors de la campagne présidentielle de 2007, de retirer 150.000 euros qu'il comptait remettre à M. Woerth, trésorier de l'UMP.
M. Bertrand a été mis en examen pour diffamation le 30 juin 2011. 27/12/2011Dans sa publication de propagande 2011 Budget à la loupe
le ministre maire ne se gène pas pour signer un édito indigne d'un ministre d'Etat.
Une affirmation gratuite sans preuve à l'appui ; une outrance mensongère.
Dans cette publication on peut y lire :
« A Saint Quentin, c'est vrai les impôts sont élevés. C'est hélas, un héritage des époques que notre ville a pu connaître par le passé par exemple entre 1989 et 1995, augmentations de
200 % qui continuent à se répercuter inévitablement chaque année dans le montant de nos impôts ».
Mais qui donc sont les conseillers financiers de Xavier Bertrand ? Qui sont ces agents de communication qui sont prêts à donner en pâture des pourcentages sans preuve. En réalité, de 1989 à 1995 le produit fiscal voté a augmenté de 62 % passant de 109 MF à 176 MF. Pour donner du sens à ce calcul, il faut tenir compte de l'inflation. De 1989 à 1995, l'inflation cumulée est de 19.54%, un franc (1 F) en 1989 équivaut à un franc dix-neuf (1F 19) en 1995. Résultat, en francs constants, l'augmentation du produit fiscal entre 1989 et 1995 n'est pas de 62 %, mais de 36% !
Un ministre maire atteint d'amnésie :
« A cet héritage, vient s'ajouter l'augmentation de 63% du taux de la taxe foncière décidée l'an dernier par le Conseil général de l'Aisne » Les Saint Quentinois savent que la baisse du taux de la taxe d'habitation due au département a compensé, pour la plupart, la hausse du taux de la taxe foncière.

22/12/2011
Vos agents de communication ne sont pas à un mensonge près et le leitmotiv de votre gouvernance à droite, c'est : « La gauche : c'est les impôts ». Les Saint quentinois comme les Français ne vous croient plus. Par contre ce qu'ils savent c'est que la droite, c'est les cadeaux fiscaux et pas seulement à Noël, mais depuis 2002 grâce au président de la République, Monsieur Sarkozy et vous-même, Monsieur Xavier Bertrand qui êtes reconnu comme un de ses plus fidèles lieutenants.
Et pour Saint Quentin, me direz-vous, la communication est la même.
Je ne répéterai pas ce que j'ai dit lors de la délibération des orientations budgétaires, et sur votre faculté d'omission, mais je me permets de ré insister sur un point entre autres, les Saint Quentinois savent que la baisse de la taxe d'habitation due au département a compensé pour la plupart, la hausse de la taxe foncière.
Depuis le dernier conseil, et votre publication de propagande, je ne dirai rien sur votre propension à l'outrance mensongère 200% d'augmentation lors du mandat de l'opposition de 1985 à 1995 pourquoi pas 500% pendant que vous y êtes … Mais qui donc sont vos conseillers financiers? Qui sont ces agents de communication qui sont prêts à donner en pâture de tels pourcentages sans preuve.
En réalité, de 1989 à 1995 le produit fiscal voté a augmenté de 62 % passant de 109 MF à 176 MF.
Pour donner du sens à ce calcul, il faut tenir compte de l'inflation. De 1989 à 1995, l'inflation cumulée est de 19.54%, un franc (1 F) en 1989 équivaut à un franc dix-neuf (1F 19) en 1995. Résultat, en francs constants, l'augmentation du produit fiscal entre 1989 et 1995 n'est pas de 62 %, mais de 36% !!
Plus c'est gros, vraiment, moins ça passe.
Maintenant, revenons en au budget proprement dit et aux prospectives
Des impôts trop pesants vont-ils permettre de retrouver une population proche de 60 000 habitants. Le chômage structurel, le départ de nombreux habitants seront-t-ils compensés par l'occupation des nouveaux logements de standing. Permettez que nous en doutions.
Vous avez, semble-t-il, redéfini nos investissements lourds censés être sources d'attrait pour l'installation d'entreprises, comme la requalification du Quai Gayant.
Ce pari se révèle-t-il aujourd'hui caduc ? Auriez-vous abandonné la continuité de la politique soutenue par votre prédécesseur ?
Qu'en est-il du réaménagement de la gare que les Saint Quentinois souhaitent ? Quand auront lieu les fouilles prescrites ? Quand aurez vous défini votre nouveau projet ?
Quant à répondre au plus près aux besoins des saint quentinois, ce budget 2012 n'y répond que très partiellement. Je vous invite à relire toutes les interventions de l'opposition lors des présentations des budgets précédents pour réorienter vos choix budgétaires.
De l'effet d'annonces, à la politique de façade, en passant par la manipulation de l'opinion avec la sérénade, ce n'est pas notre faute, ce n'est pas notre faute mais c'est la faute des autres, vous êtes rattrapé par la réalité.
Faut-il, par exemple, abandonner l'effort que vous aviez consenti sur la voirie l'année dernière ? Les Saint Quentinois restent persuadés qu'un effort constant est plus que nécessaire pour améliorer de nombreuses voies dégradées.
Fallait-il annoncer, à grands coups de pub, ce chantier du Quai Gayant, rehaussé de la signature d'un des plus grands architectes, alors que, rien que pour le parvis de la gare, nous sommes déjà au ralenti ?
Que ce parvis soit réaménagé avec un nombre suffisant de places de parking gratuites, c'est répondre, comme nous l'avons maintes fois déjà dit, aux besoins des saint quentinois.
Il est temps maintenant d'y répondre.
Jean-Pierre Lançon – conseiller municipal d'opposition – secrétaire de la section PS de Saint-Quentin 14/11/2011
Rapport n° 4 * Intervention de Jean-Pierre Lançon
2009, 2010, 2011, d'année en année, la délibération sur les orientations budgétaires emploie les mêmes phrases, les mêmes mots comme si rien ne changeait , que tout allait bien dans le meilleur des mondes, puisque votre perpétuel refrain, c'est nous n'augmentons pas les impôts, notre dette est mesurée, nous investissons.
Derrière cette réalité supposée, je laisserai Michel Aurigny, à partir des données chiffrées de ce rapport, vous démontrer qu'il n'en est rien.
Si l'année dernière, nous avions essayé de vous amener à rendre à César ce qui appartient à César sur les augmentations des impôts locaux, cette année puisque le triple A nous gouverne , mes chers collègues, les Saint Quentinois ne sont ni Analphabètes, ni Amnésiques, ni Aphones.
Ni Analphabètes, lorsque votre majorité affirme que les impôts n'augmentent pas, pour les Saint Quentinois, en lisant leurs propres feuilles, c'est une évidence, que leurs impôts augmentent
Ni Amnésiques, lorsque vous parliez de l'augmentation de la taxe foncière par le conseil général, les Saint Quentinois n'oublient pas la compensation par la baisse de la taxe d'habitation et ils n'oublient pas qu'une nouvelle colonne remplie apparaît depuis 2010, celle due à la création de la fiscalité additionnelle à la communauté d'agglomération.
Ni Aphones pour vous dire que Saint Quentin est une des villes les plus imposées de France et que l'objectif essentiel des orientations budgétaires serait d'envisager ce qui pourrait permettre d'atténuer la charge fiscale que supportent les Saint Quentinois.
Ni Analphabètes, ni Amnésiques, ni Aphones
Conseil municipal du lundi 14 novembre 2011 Rapport n° 4 * Intervention de Jean-Pierre Lançon
2009, 2010, 2011, d'année en année, la délibération sur les orientations budgétaires emploie les mêmes phrases, les mêmes mots comme si rien ne changeait, que tout allait bien dans le meilleur des mondes, puisque votre perpétuel refrain, c'est nous n'augmentons pas les impôts, notre dette est mesurée, nous investissons.
Derrière cette réalité supposée, je laisserai Michel Aurigny, à partir des données chiffrées de ce rapport, vous démontrer qu'il n'en est rien.
Si l'année dernière, nous avions essayé de vous amener à rendre à César ce qui appartient à César sur les augmentations des impôts locaux, cette année puisque le triple A nous gouverne, mes chers collègues, les Saint Quentinois ne sont ni Analphabètes, ni Amnésiques, ni Aphones.
Ni Analphabètes, lorsque votre majorité affirme que les impôts n'augmentent pas, pour les Saint Quentinois, en lisant leurs propres feuilles, c'est une évidence, que leurs impôts augmentent.
Ni Amnésiques, lorsque vous parliez de l'augmentation de la taxe foncière par le conseil général, les Saint Quentinois n'oublient pas la compensation par la baisse de la taxe d'habitation et ils n'oublient pas qu'une nouvelle colonne remplie apparaît depuis 2010, celle due à la création de la fiscalité additionnelle à la communauté d'agglomération.
Ni Aphones pour vous dire que Saint Quentin est une des villes les plus imposées de France (*) et que l'objectif essentiel des orientations budgétaires serait d'envisager ce qui pourrait permettre d'atténuer la charge fiscale que supportent les Saint Quentinois.
(*) Capital n° 242 novembre 2011 page 120 La fiscalité des villes les plus dépensières : 1er SAINT-MAUR-DES-FOSSES (94) 2317 euros moyen par habitant 2ème SAINT QUENTIN (02) 2188 euros par habitant 3ème NIMES (30) 2165 euros par habitant 22/10/2011
Revue de presse
L'Aisne nouvelle Publié le mercredi 19 octobre 2011 à 14H00
Jean-Pierre Lançon, secrétaire de la section socialiste locale, ne croit pas à l'idée d'une élection primaire pour l'échéance municipale de 2014. (Photo : Gaël HERISSE)
SAINT-QUENTIN - Les socialistes saint-quentinois refusent de tirer des leçons du scrutin de dimanche pour les scrutins locaux à venir.
Secrétaire de la section locale du Parti socialiste (PS), qui a soutenu Martine Aubry lors des élections citoyennes de la gauche, Jean-Pierre Lançon ne tire pas de conclusion du vote de dimanche malgré une mobilisation moins forte que dans le reste de la France et la défaite de la première secrétaire du parti.
Saint-Quentin a compté 1 148 suffrages exprimés dimanche. C'est comme à Laon où il y a pourtant moins d'inscrits. Comment expliquez-vous cette faiblesse relative de la mobilisation ? Je trouve que la participation est correcte. Les gens doutaient, ils savent maintenant qu'on a un programme et un candidat. Pour expliquer la participation à Saint-Quentin, j'avance trois choses. D'abord, on a changé de bureau de vote entre les deux tours sur le canton-nord, ce qui a pu perturber certains électeurs. Ensuite, il manquait peut-être un bureau au Faubourg d'Isle où les gens devaient se rendre à la mairie annexe de Saint-Martin. Enfin, sans relancer le débat sur la vidéo-surveillance, je pense qu'il a dû être difficile, pour les employés municipaux, d'aller voter à la mairie annexe de Saint-Martin sachant qu'il y a une caméra installée à l'entrée.
François Hollande bat Martine Aubry à Saint-Quentin. Lisez-vous un désaveu de votre ligne politique ou une satisfaction de voir votre favorite faire son meilleur score axonais à Saint-Quentin ? Je vois qu'il y a un vrai vote pour Martine Aubry dans le Saint-Quentinois. Au niveau national, il y a treize points entre les deux candidats.
Il y a aussi un vote social-démocrate que vous ne pouvez pas ignorer. Bien sûr que la tendance sociale-démocrate existe à Saint-Quentin ! Je n'y suis pour rien si certains Saint-Quentinois n'y voient pas clair. Par exemple, depuis un an, je vis en intelligence avec Stéphane Andurand qui soutient François Hollande et qui a été notre candidat aux dernières élections cantonales. Il n'y a que les électrons libres qui ne sont pas capables de faire la différence et la part des choses.
N'y a-t-il donc aucune leçon locale à tirer de ces résultats ? Ce n'était que des primaires. Maintenant, on n'est uniquement tourné sur les élections présidentielles et législatives de 2012.
Le PS n'a pas encore décidé d'organiser de primaires pour les élections municipales de 2014. Y êtes-vous toutefois favorable, vous qui avez plusieurs partenaires (PCF, EE-LV, POI, LO, NPA) au conseil municipal ? Ce n'est pas à l'ordre du jour. Pour ma part, je pense que ceux qui espèrent ça sont dans l'illusion. Je pourrais donner des tas d'exemples qui montrent que c'est le parti qui porte le candidat.
La défaite de votre première secrétaire en est le contre-exemple. Ecoutez, il y a peut-être eu une erreur dans la campagne de Martine Aubry : ce sont les piques qu'elle a envoyées entre les deux tours. Les gens ne veulent pas de ça. Ils ont besoin de nous voir unis.
LES RESULTATS DANS LE DETAIL Sauf surprise, Anne Ferreira sera l'adversaire de Xavier Bertrand (UMP), dont le siège est actuellement occupé par Pascale Gruny, sur la deuxième circonscription de l'Aisne lors des élections législatives de juin. Les instances du PS devraient officialiser la candidature de la vice-présidente du Conseil régional en décembre. Aucun nom n'a filtré concernant son suppléant, qui sera forcément un homme au nom de la parité. Stéphane Andurand, soutien de François Hollande, présente toutefois le profil idéal… Comme lors du premier tour, François Hollande est arrivé en tête dans la cité des Pastels et ses environs où la participation avoisine les 3,40 % du corps électoral. Dimanche, le président du conseil général de la Corrèze n'a devancé la maire de Lille que de douze voix. A Saint-Quentin, il a bâti son succès dans les quartiers du centre ainsi qu'au nord où votaient aussi les habitants de communes voisines rurales. De son côté, son adversaire s'est imposé au Faubourg d'Isle, à Neuville et à Saint-Martin, des quartiers à forte tradition populaire et où l'abstention demeure élevée. 20/10/2011
Le journal « L'Aisne Nouvelle » publié le lundi 17 octobre 2011 un article intitulé « La drôle de cuisine des chiffres de l'emploi » - voir ci-dessous.
Son auteur y compare les positions de Xavier BERTRAND et d'Anne FERREIRA quant à l'analyse des chiffres du chômage basée sur les dernières statistiques de l'INSEE comparant les seconds trimestres 2010 et 2011. Il y a une baisse du chômage pour Xavier BERTRAND, une hausse pour Anne FERREIRA.
Pour expliquer cette polémique « L'Aisne Nouvelle » entre dans le détail et parle d' « une baisse en trompe-l'œil ».
Il faut en effet savoir que l'enregistrement des demandeurs d'emploi par Pôle Emploi s'établit par catégorie. Les demandeurs d'emploi à la recherche d'un travail à temps pelin et disponible immédiatement sont par exemple rangés dan la catégorie 1 ou A. Ceux à la recherche d'un emploi mais ayant exercé une activité à temps partiel sont enregistrés dans une autre catégorie. Et ceux qui sont à la recherche d'un emploi mais qui effectue une formation par exemple sont encore rangés dans une autre catégorie. Etc, etc. Voir a l'adresse web suivante les descriptions des catégories sur le site du ministère du travail : http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/etudes-recherche-statistiques-de,76/statistiques,78/chomage,79/les-mots-du-chomage,1413/les-demandeurs-d-emploi-inscrits-a,9576.html#Categories
Ainsi avec cette méthode il est plus facile de faire baisser la première catégorie puisque tout changement dans votre situation peut vous faire facilement basculer dans une autre catégorie. Un exemple : vous êtes à la recherche d'un emploi à temps plein et Pôle Emploi, qui a une obligation de suivi maintenant, vous propose un stage ou un contrat aidé – comme un contrat unique d'insertion. Et bien vous avez toutes les chances de sortir de la catégorie A pour passer dans une autre. Pour donner un ordre d'idée en juin 2009 le nombre de demandeurs d'emploi rangés dans la catégorie A correspondait à environ 2 525 000 personnes et ceux classés dans les catégories B et C correspondait à 1 110 000 personnes. Le total de ces trois catégories représente donc 3 635 000 personnes dont près d'1/3 ne sont pas reconnues politiquement comme chômeurs - Source : Économie et statistiques, n°362.
Bien entendu Xavier BERTRAND ne s'intéresse qu'à la première catégorie pour dresser son bilan qu'il estime positif. Les personnes par exemple qui travaillent à temps partiel sans l'avoir désiré font partie pour lui des personnes qui n'ont pas de problèmes d'emploi. C'est une réussite. Même si ces dernières relèvent du RSA tout en travaillant – ce qui donne en passant une indication sur le niveau de vie de ces travailleurs.
Anne FERREIRA de son côté s'intéresse à l'ensemble des catégories de demandeurs d'emploi. Elle estime que ce n'est pas parce que l'on est en formation ou que l'on travaille à temps partiel sans l'avoir choisi que l'on est dans une situation satisfaisante. Et si l'on regarde l'ensemble des catégories alors le nombre des ces différents types de demandeurs d'emploi est en hausse.
Tous les gouvernements ont plus ou moins tendance à vouloir caser le thermomètre ou s'arranger avec la réalité des chiffres lorsqu'ils ont un problème. C'est surtout vrai lorsqu'il s'agit de l'emploi qui demeure une des priorités des français. Ils le manifestent régulièrement maintenant depuis plus de 30 ans lorsque les hommes de pouvoir soumettent leur mandat au suffrage universel.
Mais le fait d'avoir structurer les chiffres du chômage ne fait pas qu'alimenter la polémique politicienne. Cela cache par ailleurs une profonde mutation sociale et sociologique.
Nous ne sommes plus, et depuis longtemps, dans une société du plein emploi ; cela on le savait. Mais nous sommes aussi passé dans une société qui comptabilise le travail en miette, le travail partiel subi, comme normal, comme une situation satisfaisante. Xavier BERTRAND en occupant le poste de maire à Saint-Quentin a demandé aux saint-quentinois d'être notamment jugé sur les chiffres du chômage. Ces derniers ayant été estimés comme insatisfaisants par son prédécesseur. Le nouveau maire s'est fixé lui-même des objectifs – c'est vrai que c'est plus pratique que de se les voir fixés par d'autres – et fait un point de situation un an après l'occupation de ses fonctions. Ce qu'il juge comme une réussite c'est la baisse des chômeurs à la recherche d'un emploi en contrat à durée indéterminé et à temps plein – peu importe si les autres catégories enflent au point de faire augmenter l'ensemble. Encore quelques emplois aidés et formations de plus quelques mois avant les élections et le gouvernement pourra produire de « bons chiffres » aux français et se flatter de sa réussite dans un contexte de crise.
Il est donc important de ne pas se concentrer uniquement sur les chiffres du chômage retenus par Xavier BERTRAND mais bien sur l'ensemble de la situation. Et elle n'est franchement pas florissante, en France et plus particulièrement encore dans notre ville de Saint-Quentin.
Derrière les seuls chiffres qui arrangent monsieur BERTRAND se cachent d'autres chiffres officiels qui décrivent une dure réalité. Celle des jeunes qui peinent toujours, et encore plus ces derniers temps, à trouver du travail et cela même lorsqu'ils sont qualifiés. Celle des seniors, dont on a maintenant fixé la barre à 45 ans, qui, une fois licenciés, ont le plus grand mal à se reclasser. Celles des travailleurs pauvres qui, durablement, alternent des phases de chômage avec des emplois à temps partiel. Vivant tantôt uniquement du RSA, tantôt des maigres revenus de leur travail complété par une partie du RSA. Celle des retraités qui viennent encore de manifester parce qu'ils n'arrivent plus à joindre les deux bouts. Cela commence à faire beaucoup de monde, non ?
Et l'avenir et loin de s'éclaircir si ce gouvernement et monsieur BERTRAND venaient à pouvoir poursuivre leur besogne. Car si les retraités d'aujourd'hui manifestent contre la baisse de leur pouvoir d'achat ceux de demain, c'est-à-dire les jeunes d'aujourd'hui, ont des soucis à se faire. Il ne faut pas oublier en effet que l'abaissement de l'âge légal de départ à la retraite combiné à l'accroissement de la durée de cotisation va pousser toutes celles et tous ceux qui vivent actuellement entre chômage à temps plein et travail précaire à temps partiel – les fameuses autres catégories de chômeurs non comptabilisés par Xavier BERTRAND – à vivre des temps très difficile lorsqu'ils entreront dans la retraite faute d'avoir cotisé suffisamment. Et ce n'est pas la disparition de la retraite par répartition qui changera les choses. On ne voit pas en effet comment ces personnes pourraient, aujourd'hui ou demain, se payer le luxe de mettre de l'argent de coté pour leurs vieux jours. Inutile de compter également sur une hypothétique augmentation significative des salaires même en cas de reprise économique, tant que la répartition des richesses produites se fera, en tendance, comme c'est le cas depuis 10 ans, de plus en plus au profit du capital. L'exemple des primes adoptées récemment pour certains salariés par l'Assemblé nationale illustre très bien cela. Gros profits pour les détenteurs du capital et petites (voir toutes petites) primes pour les salariés.
La vice-présidente du conseil régional de Picardie, Anne FERREIRA, défend donc bien plus qu'une simple bataille de chiffres lorsqu'elle conteste les « bons chiffres » de l'emploi de l'un des plus fervents défenseurs du chef de l'Etat. Elle rappelle aussi que notre société est de plus en plus inégalitaire et tente de taire ses différences en faussant des instruments de mesure ou mieux encore en cassant le thermomètre.
L'Aisne Nouvelle Publié le mardi 18 octobre 2011 à 14H00
Si le nombre de demandeurs d'emploi a bien baissé depuis le début de l'année, il a augmenté depuis l'an passé.
SAINT-QUENTIN - Il y a deux semaines, Xavier Bertrand annonçait une baisse du chômage à St-Quentin… Une question de point de vue et de maniement des chiffres.
Faites parler les chiffres de l'emploi, je vous dirai qui vous êtes… L'adage pourrait être séculaire si les statistiques l'étaient également. Chaque pays, chaque bassin d'emploi et chaque commune ont leur lot de sophistes et d'interprètes des chiffres de l'emploi. Leurs conclusions dépendent généralement de leur couleur politique et de leur position sur l'échiquier politique concerné.
Une baisse en trompe-l'œil
Et la cité des Pastels ne déroge pas à la règle. Pour Xavier Bertrand, le chômage baisse. Pour l'opposition*, il ne cesse d'augmenter. La mini-polémique a été amorcée avec l'annonce du maire, il y a deux semaines, de la baisse du nombre de demandeurs d'emploi dans le Saint-Quentinois : « Sur le bassin d'emploi saint-quentinois, il y a 929 chômeurs de moins depuis le début d'année. On est, maintenant, en dessous des 8 000 demandeurs d'emplois [de catégorie A, ndlr] sur tout le bassin. Pour Saint-Quentin, c'est la moitié moins. On est donc à moins de 4 200 demandeurs ». Si ce constat est rigoureusement vrai eu égard aux données de Pôle emploi, Olivier Tournay et Anne Ferreira récusent cette analyse. Pour cette dernière, le maire « truque les statistiques » : « A y regarder de plus près, [la] réalité [est] beaucoup moins reluisante pour l'emploi à Saint-Quentin. Il faut dire que Xavier Bertrand est coutumier du fait et qu'un article de Libération, paru le 9 septembre 2011, dénonçait déjà les faux chiffres du ministre concernant l'emploi en France ». Et cette dernière de reprendre les données traitées par l'Insee : « En effet, les derniers chiffres disponibles, dont on peut penser qu'ils sont officiels, indiquent que, pour le deuxième semestre 2011 [deuxième trimestre 2011 en fait, ndlr], Saint-Quentin compte 6 574 chômeurs au total, contre 6 442 au deuxième semestre 2010 [deuxième trimestre 2010 en fait, ndlr] et 6 361 en 2009, soit une hausse constante bien loin de la diminution de 929 chômeurs ». Là aussi, tout est scrupuleusement exact. Qui dit vrai, qui dit faux, dès lors ? Personne et tout le monde à la fois. La subtilité vient des critères et des postulats de départ choisis. Quand XB parle des demandeurs d'emplois de catégorie A depuis janvier 2011, Anne Ferreira discute du nombre total de personnes à la recherche d'un job à compter, elles, du deuxième trimestre 2010. Et les conclusions sont, donc, tout à fait dissemblables. En fait, le chômage à Saint-Quentin et dans son bassin d'emploi a suivi une courbe parabolique. Après avoir fortement augmenté fin 2010, il a brusquement chuté depuis janvier 2011. Au final, le bilan de Xavier Bertrand est certes très convaincant depuis le début d'année. Mais, nettement moins alléchant si l'on, s'en tient aux données de l'été 2010. En effet, la quasi-totalité des chiffres y sont dans le rouge et sont en légère augmentation depuis cette période. Sauf que, dernier détail d'importance, Xavier Bertrand n'est arrivé à la tête de la cité des Pastels et du ministère de l'Emploi qu'en automne 2010. Tout est donc bien affaire d'interprétation... d'herméneutique comme disaient les Anciens.
*incarnée ici par le conseiller municipal PC Olivier Tournay et la vice-présidente PS du conseil régional Anne Ferreira. Voici l'évolution des chiffres de l'emploi (demandeurs de catégorie A, sans activité même partielle) :
LES CHIFFRES :
- Traité par l'Insee :
Au deuxième trimestre 2010, il y avait 4 131 demandeurs d'emploi à Saint-Quentin. Un an plus tard, en 2011, ils sont 4 291. Soit une augmentation de 160 personnes à la recherche d'un travail. Dans le quartier du Vermandois, ils passent de 1162 à 1239. A Neuville, de 373 à 405. Au faubourg d'Isle de 552 à 559. Seul le quartier Europe voit ses demandeurs d'emplois baisser délicatement de 974 à 962.
- Selon Pôle emploi :
En juillet 2010, il y avait 7 569 demandeurs d'emploi dans le bassin saint-quentinois. En janvier 2011, ils étaient 8 560 et en juillet 2011 ils étaient 7 631 à rechercher un travail. Ce qui représente 929 individus en moins depuis le début de l'année mais une augmentation de 62 demandeurs d'emploi depuis un an.
Aurélien WALTI 17/10/2011
Primaires Citoyennes 2011 – Résultats du second tour sur Saint-Quentin
Voici les chiffres des 8 bureaux de Saint-Quentin au lendemain du second tour des Primaires Citoyennes. Comme au niveau national, Saint-Quentin a connu une progression des votants au second tour d'un peu plus de 15% (contre 7% pour le national) De nombreuses personnes qui ne s'étaient pas déplacées au premier tour sont venues votées dimanche dernier. Au total cela représente 3.4% des inscrits – c'est un encouragement pour la gauche locale.
Martine AUBRY remporte 568 voix avec 49.48% des suffrages et François Hollande 580 voix pour 50.52% des suffrages. Des scores donc beaucoup plus serrés dans la cité des pastels qu'en France – 56.57% des voix pour François Hollande et 43.43% pour Martine AUBRY.
Ici aussi donc François HOLLANDE l'emporte. Ce sera le candidat du parti socialiste à l'élection présidentielle de 2012.
Ces primaires citoyennes ont été un franc succès pour le parti socialiste – les réactions de la droite l'ont montré par ailleurs. Peut-être qu'en 2017 eux-aussi oseront élire un candidat au sein de leur parti en faisant confiance à leurs sympathisants. Pour le moment c'est toujours « le candidat naturel », c'est-à-dire celui dont on ne peut par principe discuter la légitimité, qui s'impose. Les chefs ont parlé - c'est sans doute cela la droite populaire !
Mais il reste maintenant au parti socialiste un peu plus de 7 mois pour rassembler largement toutes les forces de gauche du pays. Il faudra convaincre le plus grand nombre si l'on veut rejeter en 2012 la politique de droite ayant fait le plus de dégâts sociaux depuis l'après guerre, et cela avec une seule méthode, l'injustice. Mais au delà de la politique menée par le gouvernement actuel c'est aussi et certainement l'attitude du Président de la république dont les français, y compris un bon nombre de ceux qui, à droite, ont voté pour lui, ont envie d'exprimer un ras-le-bol.
Le parti socialiste est maintenant rassemblé derrière François HOLLANDE.
C'est aujourd'hui que commence le travail le plus difficile – rassembler le plus largement – convaincre le plus grand nombre – et battre Nicolas Sarkozy.
Car, n'en doutons pas, ce dernier et son gouvernement vont tout faire maintenant pour tenter de faire oublier 4 ans d'une politique qui a conduit notre pays au bord du gouffre en laissant sur le bord du chemin les plus vulnérables et un nombre croissant de chômeurs. C'est maintenant l'époque pour la droite de passer l'éponge sur une lourde addition sociale et économique. Elle va essayer d'exacerber de nouveau les peurs issues d'une insécurité qu'elle n'a pas su endiguer. Elle tentera de rallier les thèses populistes de ceux qui essaient encore de faire croire aux français que notre malheur c'est la faute de l'autre.
Il existe une autre voix ; les français sont prêts à nous écouter. Sachons les convaincre !
Les chiffres pour les bureaux de Saint-Quentin (expurgés des votes des personnes non domiciliées dans cette commune)
|
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LIEU DE VOTE |
INSCRITS |
VOTANTS |
% |
NULS |
EXPRIMES |
% |
|
Saint Quentin Centre |
Cercle J. Jaurès |
5382 |
199 |
3,70 |
0 |
199 |
3,70 |
|
Saint Quentin Centre |
Cercle J. Jaurès |
3195 |
104 |
3,26 |
0 |
104 |
3,26 |
|
Saint Quentin Centre |
Cercle J. Jaurès |
3412 |
105 |
3,08 |
0 |
105 |
3,08 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Saint Quentin Nord |
Salle quart. Europe |
6064 |
278 |
4,58 |
4 |
274 |
4,52 |
|
Saint Quentin Nord |
Salle quart. Europe |
5877 |
173 |
2,94 |
0 |
173 |
2,94 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Saint Quentin Sud |
Mairie St Martin |
3608 |
101 |
2,80 |
1 |
100 |
2,77 |
|
Saint Quentin Sud |
Mairie St Martin |
3843 |
101 |
2,63 |
1 |
100 |
2,60 |
|
Saint Quentin Sud |
Mairie St Martin |
2574 |
94 |
3,65 |
1 |
93 |
3,61 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
SAINT QUENTIN |
|
33955 |
1155 |
3,4% |
7 |
1148 |
|
|
|
LIEU DE VOTE |
AUBRY |
% |
HOLLANDE |
% |
|
Saint Quentin Centre |
Cercle J. Jaurès |
86 |
43,22 |
113 |
56,78 |
|
Saint Quentin Centre |
Cercle J. Jaurès |
62 |
59,62 |
42 |
40,38 |
|
Saint Quentin Centre |
Cercle J. Jaurès |
54 |
51,43 |
51 |
48,57 |
|
|
|
|
|
|
|
|
Saint Quentin Nord |
Salle quart. Europe |
138 |
50,36 |
136 |
49,64 |
|
Saint Quentin Nord |
Salle quart. Europe |
74 |
42,77 |
99 |
57,23 |
|
|
|
|
|
|
|
|
Saint Quentin Sud |
Mairie St Martin |
57 |
57,00 |
43 |
43,00 |
|
Saint Quentin Sud |
Mairie St Martin |
45 |
45,00 |
55 |
55,00 |
|
Saint Quentin Sud |
Mairie St Martin |
52 |
55,91 |
41 |
44,09 |
|
|
|
|
|
|
|
|
SAINT QUENTIN |
|
568 |
49,48% |
580 |
50,52% | 16/10/2011
Vous voulez le changement en 2012 :
Venez choisir le candidat ou la candidate de la gauche
QU'EST-CE QUE LES PRIMAIRES CITOYENNES ?
Pour la première fois en France, des Primaires citoyennes sont organisées. Le droit pour tous ceux qui veulent le changement de désigner le-la candidat-e de la gauche à la Présidentielle en votant pour un-e des six candidat-e-s qui se sont présenté-e-s.
QUI PEUT VOTER ? Tous les électeurs inscrits sur les listes électorales (avec une pièce d'identité). Une participation symbolique de 1 euro et un engagement aux valeurs de la Gauche sont demandés.
QUAND AURONT LIEU LES PRIMAIRES ? Le dimanche 9 octobre 2011 pour le premier tour, et le dimanche 16 octobre 2011 pour le second tour, de 9 H à 19 H.
Où VOTER à SAINT-QUENTIN ?
Dix bureaux de vote des Primaires seront installés dans la circonscription de Saint-Quentin.
Pour savoir où voter : rendez-vous ici sur le site des primaires socialistes
OU
Télécharger ici notre tract local (voir la seconde page pour la localisation des bureaux)
QUEL-LE-S SONT LES CANDIDAT-E-S ?
Au premier tour les candidats étaient :

Arnaud Montebourg, Martine Aubry, Jean-Michel Baylet, Manuels Valls, François Hollande et Ségolène Royal.
Au second tour les candidats sont :

Restez informé sur lesprimairescitoyennes.fr 10/09/2011
Premières analyses - premier tour - 09 octobre 2011 Premières analyses à partir de résultats encore provisoires, demeurant en attente de validation par la commission départementale, à l'heure où nous rédigeons ces lignes.
Alors que les derniers enregistrements des plus de 12 200 votants dans l'Aisne sont encore en cours de validation le parti socialiste de Saint-Quentin se réjouit tout d'abord, tout comme les autres sections de l'Aisne, du taux de participation. En effet celui-ci atteint près de 4% dans le département, les différentes villes et communes le composant et ayant ouvert des bureaux, tournant autour de cette moyenne. Nous tenons d'ores et déjà à remercier toutes les électrices et tous les électeurs qui ont accepté ce dimanche 09 octobre 2011 de bien vouloir se déplacer et participer à cette première française qu'ont été les « Primaires citoyennes ». Ces remerciements s'adressent tout particulièrement aussi, à celles et à ceux qui ont effectué de nombreux kilomètres en zone rurale pour venir voter dans un bureau éloigné de chez eux. Nous avions souhaité dès le départ ouvrir davantage de bureaux pour être au plus proche de chez vous – mais l'organisation de ces primaires n'a pas toujours reçu partout un bon accueil. Nous savons aussi que bon nombre d'entre vous ont cherché, parfois longtemps, après leur bureau de vote, sans pour autant se décourager. Merci d'être resté persévérant. Vous avez ainsi toutes et tous contribué, dans le département de l'Aisne et à Saint-Quentin, à faire de ces premières élections une réussite. Ce fut un encouragement pour chaque président de bureau de vote de voir autant de monde.
Au-delà du taux de participation quelles sont les premiers résultats -non encore validés- sur Saint-Quentin ?
|
|
MONTEBOURG |
% |
AUBRY |
% |
BAYLET |
% |
VALLS |
% |
HOLLANDE |
% |
ROYAL |
% |
|
Saint-Quentin Nord 1 |
33 |
13,81 |
87 |
36,40 |
1 |
0,42 |
10 |
4,18 |
97 |
40,59 |
11 |
4,60 |
|
Saint-Quentin Nord 2 |
19 |
13,77 |
43 |
31,16 |
1 |
0,72 |
5 |
3,62 |
67 |
48,55 |
3 |
2,17 |
|
Saint-Martin 1 |
11 |
15,71 |
24 |
34,29 |
0 |
0,00 |
3 |
4,29 |
25 |
35,71 |
7 |
10,00 |
|
Saint-Martin 2 |
21 |
22,11 |
28 |
29,47 |
1 |
1,05 |
0 |
0,00 |
41 |
43,16 |
4 |
4,21 |
|
Saint-Martin 3 |
1 |
1,32 |
32 |
42,11 |
0 |
0,00 |
3 |
3,95 |
29 |
38,16 |
11 |
14,47 |
|
Saint-Quentin centre 1 |
24 |
13,04 |
57 |
30,98 |
3 |
1,63 |
11 |
5,98 |
86 |
46,74 |
3 |
1,63 |
|
Saint-Quentin centre 2 |
17 |
17,53 |
49 |
50,52 |
1 |
1,03 |
3 |
3,09 |
27 |
27,84 |
0 |
0,00 |
|
Saint-Quentin centre 3 |
14 |
14,29 |
42 |
42,86 |
0 |
0,00 |
2 |
2,04 |
33 |
33,67 |
7 |
7,14 |
|
TOTAL |
140 |
14,04 |
362 |
36,31 |
7 |
0,70 |
37 |
3,71 |
405 |
40,62 |
46 |
4,61 |
Remarques : Tous les lieux de vote situés à Saint-Quentin ont abrité plusieurs bureaux de vote. Certains de ces bureaux étaient organisés pour permettre le vote d'électeurs domiciliés dans les communes proches. Nous n'avons repris dans ce tableau que les votes des personnes domiciliées à Saint-Quentin.
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Une rapide analyse montre que :
Hollande arrive en tête avec un peu plus de 40% des voix. Sur Saint-Quentin Martine Aubry fait nettement mieux qu'au national avec plus de 36% des voix - elle est ici en retrait de 4 points par rapport à François Hollande alors que l'écart est de près de 9 points au national. |
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Arnaud MONTEBOURG a, sur Saint-Quentin également, tout comme au national, effectué une poussé, certes un peu moins forte localement. Il enregistre près de 14% des voix sur cette portion du territoire. |
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A l'heure où nous attendons les positions officielles d'Arnaud MONTEBOURG et de Ségolène ROYAL nous pouvons déjà constater que sur Saint-Quentin Martine AUBRY et Arnaud MONTEBOURG remportent à eux seuls plus de 50% des suffrages (50,35%).
Nous vous invitions à ne pas vous démobiliser pour le second tour qui se déroulera, dimanche prochain, le 16 octobre 2011.
La liste des bureaux de vote est téléchargeable sur ce site – voir texte d'introduction ou encore plus bas.
Ce sera le moment décisif pour choisir votre candidate ou votre candidat.
Continuons ensemble à faire de cette belle expérience un tremplin pour rejeter la politique de Nicolas SARKOZY, de son gouvernement et de ses alliés. | 09/07/2011
Anne Ferreira se déclare en leader de la gauche.
Avant de s'accorder un peu de vacances sur l'île de beauté, la socialiste saint-quentinoise, ancienne conseillère générale et députée européenne, Anne Ferreira s'est clairement positionnée pour les échéances électorales à venir. La Saint-Quentinoise coupe ainsi l'herbe sous le pied à ceux qui, à gauche, pourraient avoir des ambitions.
Adhérente au Parti Socialiste depuis 1981, elle entre sur l'échiquier politique en 1998, élue conseiller général. Elle sera vice-présidente de l'assemblée départementale jusqu'en 2001.
Candidate en 23e position sur la liste socialiste aux élections européennes de juin 1999, elle n'est pas élue le jour du scrutin, mais le deviendra un peu plus tard quand François Hollande démissionnera. En 2004, elle perd son siège au département battue par la candidate UMP Colette Blériot de 31 voix. La même année, elle est élue au conseil régional puis est réélue au Parlement Européen candidate sur la liste d'Île de France.
Mais en 2009 candidate pour un 3e mandat à Bruxelles, en 8e position sur la liste, elle ne retrouve pas son siège.
En début d'année, elle était réélue au conseil régional et retrouvait une vice-présidence en charge, entre autres, de la recherche et de l'innovation, de l'enseignement supérieur, du développement économique et de l'Europe.
Lutte pour le leadership
L'autonomie des universités programmée pour l'an prochain l'inquiète. « L'Université de Picardie a besoin d'être confortée, il va falloir réaliser de gros investissements pour les laboratoires, trouver des financements privés. Je suis inquiète pour les conditions de travail des étudiants par rapport aux financements dont disposeront les universités. Elles ne joueront pas toutes dans la même cour. C'est une régression ».
Anne Ferreira se dit persuadée que de nombreux électeurs de droite ne se reconnaissent plus dans la politique de Nicolas Sarkozy pour les retraites, le code de la nationalité… « Il n'y a pas que la gauche qui est vent debout, une partie de la droite également ». Et d'affirmer une situation identique au conseil régional : « Je note des tensions au sein de l'UMP, ils ne sont pas toujours sur la même longueur d'ondes au moment des votes. Il y une lutte de leadership entre Caroline Cayeux et Christophe Coulon ».
La socialiste aborde le chômage « 13,6 % dans l'Aisne, 15,2 à Saint-Quentin, c'est du jamais atteint. Je pense que cela peut changer il y a du potentiel et je ne me résigne pas à une telle catastrophe quand on a un leader national à Saint-Quentin, de surcroît sur un territoire historiquement industriel ».
2012-2014
Concernant le refus de la région de continuer à financer les hélicoptères des Samu 02 et 80, Anne Ferreira déclare « Cette décision a peut-être été mal expliquée, nous continuerons à porter nos efforts ailleurs pour la santé. Nous avons financé de nombreux scanners, fait en sorte que les étudiants de la faculté de médecine s'installent en Picardie… A chacun ses compétences ».
La création d'un pôle universitaire à Saint-Quentin qui regrouperait l'IUT et l'Insset, Anne Ferreira veut y croire « Si l'État dit O.K, les travaux pourraient débuter cette année. Le Conseil régional participera aux travaux, ce serait 2 à 300 étudiants de plus pour une nouvelle formation dans le domaine de la logistique et les systèmes embarqués. Les projets d'école d'ingénieur et d'antenne de l'UTC ont échoué au niveau du ministère par rapport aux demandes en nombre de postes ».
Et Anne Ferreira conclut en donnant rendez-vous dès 2012 pour les législatives : « Députée européenne j'ai travaillé sur de nombreux projets de loi, j'ai envie de contribuer à la politique de la France. Il sera temps en 2012 que la gauche revienne aux affaires ».
Et d'évoquer les municipales de 2014 : « Je ne me résigne pas à voir Saint-Quentin dans cette situation, j'ai l'envie politique personnelle d'agir pour cette ville ».
En conclusion, Anne Ferreira s'affiche en leader de la gauche, la campagne est donc lancée.
L'Aisne Nouvelle
Erick LESKIW Publié le mercredi 11 août 2010
29/03/2011
C'est bien à cause du manque d'unité que la gauche a été écartée du 2ème tour à Saint-Quentin. Bien que l'extrême-droite n'ait pas réussi son pari, le fait est que ses résultats nous obligent à mener un travail en profondeur.
Il est bon de rappeler que les socialistes avaient clairement appelé au front républicain pour faire face à l'extrême-droite tandis que certaines personnalités de la droite telles Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand ont refusé une telle consigne de vote. Fort heureusement, on note que Pierre André, ancien maire et sénateur s'est clairement démarqué de ces propos en déclarant à la presse : « ..tous ceux qui, quelle que soit leur position à l'UMP n'appellent pas à voter contre le front national, je les désavoue et je n'ai pas le sentiment d'être dans le même groupe ». Et pourtant, nous sommes absolument persuadés qu'un changement de politique nationale est indispensable pour que Saint-Quentin puisse se relever de sa situation désastreuse au plan économique et social. Notre ville détient, en effet la troisième position nationale avec un taux de chômage à 15%, et une première place pour l'illettrisme. Ceci est le résultat, notamment d'une politique nationale qui ne donne pas à l'emploi l'importance qui lui revient. La politique de l'emploi – contrairement à ce qui semble croire Monsieur Xavier Bertrand – ne consiste nullement à l'art de la manipulation des statistiques.
Pour les socialistes, l'emploi est la priorité des priorités. Il faut mettre l'emploi au centre des préoccupations de toutes les politiques nationales, comme par exemple la fiscalité, l'éducation, l'environnement, le développement rural.
Pour construire cette alternative nous devons au plus tôt réunir toutes les forces de gauche et entamer un dialogue avec la société civile.
La section du Parti socialiste de Saint-Quentin. 06/12/2010
Monsieur Le Maire, Mes chers collègues,
L'opposition ne peut qu'approuver ce rapport qui va permettre l'équipement de la haltegarderie des Diablotins et donc un meilleur accueil des jeunes enfants. Au dernier conseil municipal, Monsieur TOURNAY s'étonnait de ne pas avoir eu d'information sur les modalités d'attribution de place en crèche municipale et sur le temps moyen d'attente pour obtenir une place. Sur ce dernier point votre réponse ressemble étrangement à une « la palissade » ! Et comme il s'agit du dernier rapport de ce conseil, et aussi du dernier conseil municipal de l'année, je ne peux résister au plaisir de communiquer vos propos et détendre ainsi l'atmosphère !!! Je vous cite donc : « …La démarche à suivre pour les parents est assez simple. En effet, pour un enfant à naître, les parents démarrent l'inscription vers trois mois de grossesse. En cas de réponse positive, ils attendent 9 mois environ (fin de grossesse et congé maternité), ce qui est normal. Si une réponse positive ne peut être donnée, l'attente se prolonge éventuellement jusqu'à ce qu'ils trouvent un autre mode d'accueil ou qu'une place se libère. Dans ce dernier cas le délai, d'attente peut être très divers car il dépend des départs des enfants présents en crèche. »
En résumé, si j'ai bien compris Monsieur le Maire, on ne peut avoir de place avant d'être enceinte, ni avant d'avoir accouché, ni avant qu'une place veuille bien se libérer !!! Donc on a fini d'attendre quand on a fini d'attendre !! Ce qui, je le crains, ne donne toujours pas à Monsieur Tournay mais aussi à l'ensemble du conseil et des Saint-quentinois le délai moyen d'attente pour obtenir une place en crèche.
Passons maintenant au nombre de dossiers en instance. A la date du 23 novembre 2010, 62 dossiers sont en instance (11 demandes pour la crèche familiale, 47 pour la crèche collective de la Maison de la Petite Enfance, 4 pour les petits chaperons rouges). Vous dites être en mesure de donner uniquement 15 places sur l'ensemble de ces demandes. Donc vous ne pouvez pas satisfaire 47 dossiers soit plus de 75% ! En d'autres termes, la possibilité du libre choix de la garde de son enfant, actuellement, à Saint-Quentin n'est que de 25 % !!! Ce qui, vous le concèderez, est bien peu. Vous dites avoir fait pour la petite enfance mais il reste tant à faire… !
Enfin, pour conclure, Monsieur le Maire, combien de fois ai-je entendu ce week-end votre nouveau leitmotiv favori !!! » Les problèmes ne sont ni de droite ni de gauche… !!!! Certes….. !!!! Mais moi, avec mes collègues de l'opposition, Monsieur le Maire, j'affirme que les réponses, elles, les solutions à apporter, elles, sont bien ou de droite ou de gauche. Non, Monsieur le Maire, une politique locale de droite n'est pas une politique locale de gauche. Vous trompez les Saint-Quentinois en laissant croire cela ! Nos priorités existent et ne sont pas les mêmes que les vôtres. Un service public de la petite enfance digne de ce nom à Saint-Quentin doit exister, être prioritaire et donc en perpétuel développement pour s'adapter aux besoins de notre population. Un service public qui, en partenariat avec le tissu associatif compétent, doit viser 3 objectifs, objectifs essentiels pour l'avenir de notre ville : Multiplier le nombre de places dans des structures collectives, c'est laisser aux parents, le libre choix de leur mode de garde. C'est aussi, contribuer à l'égalité femmes-hommes en permettant aux femmes d'avoir accès à l'emploi et de ne pas être pénalisées dans leur carrière prof. par leur maternité.
Enfin, c'est surtout assurer l'éveil du petit enfant, c'est lutter ainsi contre les inégalités éducatives et offrir les mêmes chances de développement à tous les petits saint-quentinois quel que soit leur milieu social d'origine.
Je ne reviendrai pas sur tout ce qui a été dénoncé par mes collègues sur le budget. Mais, je vous le redis, Monsieur Le Maire, tout dans un budget est une question de choix. Et les choix sont toujours politiques.
Vous, vous avez préféré privilégié des opérations coûteuses comme l'aménagement du quai par exemple.
Nous, Monsieur Le Maire, il nous semble plutôt que la construction d'une nouvelle crèche collective s'imposait.
INTERVENTION DE CAROLE BERLEMONT : CONSEIL MUNICIPAL DU 6 DECEMBRE 2010. Rapport n° 23.
Conseil municipal du 6 décembre 2010 - la hausse des impôts et des investissements.
Ce budget, qui concrétise le débat d'orientations budgétaires qui a eu lieu lors du dernier conseil municipal, traduit votre obstination à poursuivre vos objectifs. Soit. Permettez-moi de revenir, au nom de l'opposition sur deux points : la hausse des impôts et les investissements. Sur les impôts : Demain, nous verrons dans la presse : « pas d'augmentation des impôts à Saint Quentin ». Et pourtant, ils augmenteront. Nous donnons rendez-vous aux saint-quentinois, en novembre 2011, lorsque les feuilles tomberont, pour constater l'exactitude des propos tenus par l'opposition aujourd'hui. D'ailleurs, ce qui sera vrai demain, l'est déjà cette année. Les saint-quentinois ont bien vu leurs feuilles d'impôt augmenter. Et comme je l'avais dit lors du débat d'orientations budgétaires, il faut rendre à César ce qui appartient à
César. Les slogans mensongers ne résistent pas à la vérité. Parler uniquement des augmentations de la part départementale, en mentant par omission, puisque vous oubliez consciemment de parler de la baisse du taux de la taxe d'habitation, c'est vouloir masquer, la proportion la plus importante de la hausse des impôts locaux qui provient de la fiscalité additionnelle de la communauté d'agglomération.
La réforme de la taxe professionnelle, cadeau aux entreprises, vous amène à ponctionner les saint quentinois en créant, à la communauté d'agglomération, de nouveaux taux pour la taxe d'habitation et la taxe foncière.
Qui dira que la communauté d'agglomération n'est pas en lien direct avec la commune ? N'est ce pas la mutualisation des compétences sur un même territoire ? La communauté d'agglomération a-t-elle des charges non compensées par l'État comme le département ? Les saint-quentinois savent que non. Chacun pourra constater aisément que sur sa feuille d'impôt, c'est la part de la communauté d'agglomération, qui augmente le plus. Il est vrai, il faut le reconnaître, que l'on partait de zéro, les années précédentes.
Prendre sa feuille d'impôt, c'est constater ; Que la part communale a augmenté, au rythme de l'inflation supposée. Que la part de la communauté d'agglomération subit de loin la plus forte hausse. Que la part départementale est le plus souvent entièrement compensée, et lorsqu'elle ne l'est pas entièrement, sa hausse reste inférieure à l'augmentation de la part de la communauté d'agglomération. Que la part régionale est pratiquement identique à celle de l'année précédente que les frais de gestion de la feuille subissent une augmentation non négligeable.
· Sur les investissements
Venons-en aux investissements. Votre budget ne prend pas en compte des orientations possibles, même pour les années futures, qui correspondent aux besoins des saint quentinois : La création d'une crèche supplémentaire, la gratuité du parking de l'hôpital, la revalorisation de salles de quartier, des aménagements pour rendre la circulation plus fluide, une politique sociale envers les quartiers et tous les quartiers également, une politique envers la jeunesse par exemple en créant une salle pour les musiques amplifiées promise mais passée à la trappe. Toute votre politique d'investissements, en grande partie, orientée vers le Quai Gayant avec des grosses opérations les obèrent. Compte tenu de nos interventions, les saint-quentinois comprennent que nous ne votons pas ce budget. 20/11/2010
A la tête de Saint-Quentin, les hommes changent mais la chanson est toujours la même !
Toujours le même refrain ! Une nouvelle fois, vous répétez : nous, nous n'augmentons pas les impôts. Mais les saint-quentinois ne vous croient plus, Monsieur Le Ministre car sur leur feuille d'impôts, ils constatent bien cette augmentation de la part communale. Dire que vous n'augmentez pas les taux d'imposition est juste, mais c'est juste aussi et même honnête de dire aux saint-quentinois que les taux d'imposition sont bien au-delà de la moyenne des villes françaises de même importance. L'augmentation de la part communale est due à la revalorisation de la valeur locative par les services fiscaux. Comme cette revalorisation des services fiscaux est basée sur l'inflation supposée en début d'année et qu'elle n'est pas corrigée en fonction de l'inflation réelle constatée, un différentiel s'installe au fil du temps entre l'augmentation du coût de la vie et le montant de l'imposition. C'est, en conséquence, pour l'ensemble des saint-quentinois, une baisse de leur pouvoir d'achat. Pour être concret, prenons les retraités, qui ont d'après la loi de 2008 une revalorisation de leur retraite, système que vous avez ardemment défendu en fonction de l'indice des prix actualisé au 1er avril de l'année en cours. Eh bien que constatent-ils ?
Pour la part communale de leurs impôts, à Saint-Quentin, depuis 2002, leur taxe d'habitation a augmenté d'environ 20 % plus exactement 19,82% Leur taxe foncière a augmenté elle aussi d'environ 20% plus exactement 21,45 %. Mais leur pension ou leur retraite n'a augmenté que de 10 % plus exactement 10,66 %. Donc les impôts communaux pour Saint Quentin augmentent plus que l'inflation. Une véritable stabilité fiscale communale serait réalisée, uniquement si vous preniez la décision de réactualiser les taux pour être en adéquation avec l'inflation. Un peu de nouveauté tout de même dans ce débat d'orientations budgétaires 2011 : Sur les investissements, il semblerait qu'aujourd'hui vous preniez en compte certaines propositions venant de l'opposition. Permettez-moi de vous rappeler les propos de Jean-Pierre Lançon lors du débat d'orientation budgétaire de 2009. Il vous mettait en garde contre le poids du projet du Quai Gayant, projet pharaonique qui obérait d'autres opérations possibles et tout aussi utiles pour les saint-quentinois comme une nouvelle crèche, une amélioration de la qualité de la voirie, une salle pour les musiques amplifiées, une revalorisation des salles de quartier… Il vous suggérait alors de prendre en compte ses premières pistes de réflexion et de réorienter vos prévisions budgétaires. Vous avez tenu compte de certaines de ses observations surtout concernant la voirie. Quant aux quartiers, malgré une consultation sur papier que nous avions jugé à sa juste valeur en son temps, vous voilà amené à vous y déplacer pour approcher la réalité. Mais pour combien de temps encore ? Permettez moi également de vous rappeler mon intervention du 16 mars 2009 concernant le théâtre, intervention dans laquelle je m'inquiétais de voir disparaître, après l'appel d'offre de 2006,tout projet de rénovation. J'avais dit, à l'époque, ma crainte de vous voir le laisser se dégrader, de vous voir laisser à l'abandon un tel patrimoine auquel les saint-quentinois sont particulièrement attachés. Aujourd'hui le théâtre réapparaît et nous savons que les investissements envisagés avec le soutien non négligeable de la Région et le partenariat entre l'État/ la région et la ville sont en bonne voie. Aussi, ce qui était impossible hier, le devient aujourd'hui, l'opposition avait donc vu juste.
Reste que de nombreuses propositions que nous avons déjà faites sont pour l'instant lettre morte et que d'autres choix d'orientations nous semblent plus judicieux pour les saint-quentinois.
Conseil municipal du 15 novembre 2010 Intervention de Carole BERLEMONT, conseillère municipale d'opposition. 18/11/2010
Intervention de Jean-Pierre Lançon au conseil municipal du 15 novembre 2010.
On ne peut pas passer sous silence ce qui s'est passé hier dimanche. En ce jour du Seigneur pour certains mais pas pour tous, le Président de la République a fait un miracle, il a changé François Fillon en François Fillon. Vous n'êtes plus le secrétaire général de l'UMP, mais vous réapparaissez sur la scène politique nationale en tant que ministre du travail, de l'emploi et de la santé. La presse n'a pas toujours raison. Lors de votre installation, j'avais cité un article de Marianne qui disait vous concernant : « le chouchou au fond du trou ». Vous êtes sorti par la porte, vous rentrez par la fenêtre. Mais je maintiens néanmoins ce que j'ai dit lors de votre installation concernant cette nomination. Je vous invite à le relire dans le procès verbal de celle-ci. Pour mémoire : Vous ne savez peut-être pas ce qui se murmure en ville :
« A Saint Quentin, Xavier Bertand nous sourit, à Paris il nous trahit ».
Vous êtes celui qui représente pour les saint-quentinois de plus en plus nombreux, l'ardent défenseur de la loi injuste sur les retraites, l'artisan des déremboursements des médicaments, de l'affaiblissement des finances de l'hôpital public, du "dé tricotage" du code du travail, mais aussi par votre conformité à l'idéal du libéralisme économique, le défenseur des plus privilégiés, ne serait ce que par votre obstination à défendre le bouclier fiscal. Sans oublier que vous avez soutenu et défendu aussi la remise en cause des financements pour les collectivités territoriales, avec la suppression de la taxe professionnelle, l'étranglement financier des conseils généraux par l'Etat qui ne compense pas intégralement les charges correspondant aux compétences qu'il a abandonnées, le démantèlement d'une représentation politique de proximité avec la création des conseillers territoriaux. L'une des clés de ce scrutin, ce serait votre stature nationale. J'entends certains membres de l'UMP saluer l'arrivée d'un ancien ministre, à nouveau ministre, à la tête de notre commune. Mais je leur rappelle que cela fait déjà plus de 6 ans que vous occupez un mandat important au niveau national. N'êtes vous plus celui que Pierre André louait pour dire combien même en étant seulement adjoint à la redynamisation, grâce à votre haute position, vous apportiez beaucoup à Saint Quentin. Alors, pourquoi voulez-vous que les Saint Quentinois croient qu'il y aurait du changement. Peut-être pour faire oublier que les saint-quentinois n'ont pas eu l'impression que la ville avait profité de cette notoriété nationale avec un taux de chômage qui stagne tristement en haut du tableau depuis plusieurs années. 30/10/2010
Si la réforme des retraites imposée par le gouvernement a mobilisé tant de monde c'est que les français ont compris combien elle était injuste.
Encore une fois la question politique posée n'est pas « Quoi ?» mais « Comment ?»
La majorité des français ont bien compris qu'il y avait un déséquilibre générationnel qui pourrait à terme mettre en cause l'existence de notre système de retraite par répartition. Mais ils ont tout aussi bien compris que, sous prétexte de préserver celui-ci, le gouvernement a fait le choix des mesures les plus injustes. De la même manière, en son temps, Xavier Bertrand, alors secrétaire d'État à l'assurance maladie, avait déclaré face à l'ampleur du déficit de la sécurité sociale, qu'il fallait tout faire pour sauvegarder le système de soins français. Ce dernier était alors classé n°1 par l'Organisation Mondiale de la Santé. Pour endiguer les déficits une première liste de déremboursement de médicaments a été mise en place ; celle-ci n'a cessé depuis de s'allonger. Des franchises « invitant » les malades à payer de plus en plus leurs soins se sont multipliées. Les cotisations des mutuelles Santé ont grimpé en flèche. Et quand est-il aujourd'hui du déficit de la sécurité sociale (branche CNAM) à l'heure ou près d'un français sur cinq déclare en 2009 avoir refusé de se soigner pour des raisons financières ? Celui-ci n'a cessé de se creuser au point que le gouvernement compte maintenant, après la réforme des retraites, s'attaquer aux affections de longues durées.
A l'évidence l'orientation du gouvernement est claire ! Passer progressivement à une gestion privatisée des systèmes de soins et de retraites, systèmes qui ont pourtant fait leur preuve en 60 ans d'existence.
L'enjeu financier pour les assureurs est colossal et la dernière crise financière un prétexte bienvenu. L'appétit au gain des grands groupes privés dit de « protection sociale » permettra-t-il la mise en place d'organisations aussi performantes ? Les systèmes existants nés après la guerre ayant été classés parmi les meilleurs au monde, on ne peut qu'en douter. Il est temps de savoir à qui nous voulons confier notre santé et la fin de notre vie ; sachant qu'il y a parfois des marches arrières très difficile à négocier. 06/10/2010
C'est l'une des conséquences de la crise et de la mise en place des franchises médicales et des déremboursements de médicaments. L'année dernière, près d'un Français sur quatre a été obligé de reporter une dépense de santé ou de renoncer à un soin. C'est le résultat d'un récent baromètre "Cercle santé-Europ Assistance". Derrière cette tendance, il y a, pour les malades, des situations très problématiques.
Sylvie Dubois, directrice de la mutuelle familiale du Loiret © RF/S.Baer
C'est un exemple parmi des milliers d'autres, en France. Éric, professeur de guitare à Orléans, souffre d'une affection de longue durée, une maladie chronique. Il a des phlébites à répétition, des problèmes circulatoires auxquels est venu s'ajouter récemment un cancer de la vessie. A cause de sa santé qui décline, Éric ne peut plus travailler. Il n'a pas droit à la CMU (couverture maladie universelle) et doit vivre-en attendant l'allocation-chômage- avec une toute petite pension d'invalidité : 326 euros par mois.
Impossible pour lui désormais de faire face à ses dépenses de santé. Il a dû renoncer à une partie de ses médicaments. "Là par exemple, ça fait un mois que je n'ai pas fait de prise de sang alors que je dois en faire normalement tous les dix jours... Tous les examens que je devrais faire, je ne les fais plus. Même les médicaments, je dois souvent en prendre une boîte de moins. Je suis obligé de faire comme ça. Je suis inquiet pour l'avenir, je suis jeune, j'ai 41 ans, mais je me demande si je vais arriver à 50 ans. Je sens bien que ma santé se dégrade de jour en jour.
Tout ça parce que j'ai pas les moyens de me faire soigner". Éric Taillandier a fait ses comptes. S'il prenait tous ses médicaments, s'il subissait tous les examens qui lui sont prescrits, cela lui coûterait chaque mois une centaine d'euros, ce qui représente le tiers de sa pension d'invalidité.
Responsables : les franchises Ce qui met Éric et beaucoup d'autres malades en difficulté, c'est la part qui reste à la charge du patient après les remboursements de la sécurité sociale et de la mutuelle. Cinquante centimes d'euro par boîte de médicaments et un euro à chaque visite chez un médecin ou pour un test dans un laboratoire. Quand on souffre d'une maladie longue durée, la facture grimpe vite. A Orléans, Sylvie Dubois, la directrice de la mutuelle familiale du Loiret, a elle aussi constaté que de plus en plus de malades ne peuvent plus se soigner. "Par exemple on renonce à des opérations, à se refaire les dents à cause des coûts.
Et la chirurgie, c'est liée aux dépassements d'honoraires qui sont de plus importants et insupportables pour les gens. Avoir une mutuelle, ça devient un luxe aujourd'hui car tous ces déremboursements de la Sécurité sociale se répercutent sur les cotisations mutualistes qui augmentent. Sans complémentaire santé, les gens renoncent à se soigner".
Depuis longtemps, des malades, des praticiens se battent contre ce système des franchises médicales. Christian Lehmann est médecin généraliste à Poissy, dans les Yvelines. Il dénonce la casse du système de santé à la française. "Il faut se sortir de la tête cette image de la Sécurité sociale de Grand-Papa de 1945. On est devant une gestion d'assureur par des assureurs. C'est pas pour rien que le directeur de la caisse d'assurance maladie est un ancien de chez AXA. On est en train de dériver tranquillement vers un système à l'américaine, alors même que les Américains essayaient de se battre pour retrouver un système solidaire".
Quelles solutions ? Les malades les plus démunis peuvent se tourner vers les hôpitaux pour bénéficier de soins gratuits. Grâce à la permanence d'accès aux soins, créée par la loi de 1998 sur la lutte contre les exclusions, ils peuvent profiter de consultations et de médicaments sans débourser d'argent. Sur le papier, l'initiative est bonne. Mais en réalité, c'est plus difficile. Le système est financé par un budget modeste. A l'hôpital d'Orléans, par exemple, l'Etat ne verse que 100.000 euros chaque année. Une somme vite dépensée qui ne permet pas d'offrir toute la gamme de soins, regrette Marie-Lise Lecocq, responsable du service social. "On ne peut pas assurer de soins dentaires, c'est regrettable parce que quand vous avez en face de vous une personne qui a mal aux dents et qui vous demande un dentiste que vous ne pouvez pas offrir, ça n'est pas juste, c'est pas normal. S'ils sont venus là, c'est parce qu'ils n'ont pas pu ailleurs. Donc cela veut dire que personne ne peut leur venir en aide. C'est une société à deux vitesses, on ne peut pas accepter ça".
"Médecine à deux vitesses". Ce sont souvent les mots qui reviennent dans la bouche des patients qui ont de plus en plus le sentiment d'être coupables d'être malades. Au poids physique et psychologique de la maladie viennent s'ajouter des tracas financiers. La double peine.
Un reportage de Sébastien Baer pour un dossier France-Info 05/10/2010
Tout comme le 23 septembre, nous étions près de 3 millions dans la rue le 5 octobre pour défendre une réforme des retraites juste, efficace et durable. La mobilisation ne faiblit pas ! Ensemble, nous pouvons faire reculer le gouvernement ! Chacun d'entre vous peut mobiliser des proches, des amis, sa famille.
01/10/2010
Élection de Xavier Bertrand : L'élection de Xavier Bertrand s'est faite sans surprise. Le Conseil Municipal majoritairement de droite a voté pour son candidat. De son côté la gauche plurielle avait désigné Jean-Pierre Lançon comme seul candidat de l'opposition. Le secrétaire de section du PS Saint-Quentinois a fait le plein des voix de l'opposition.
Intervention de Jean-Pierre Lançon suite à l'élection de Xavier Bertrand : Monsieur le député-maire, Vous êtes un maire intérimaire.
Vous n'êtes pas issu directement du suffrage universel sur un scrutin de liste où vous seriez apparu en tête, mais désigné par vos pairs. Et si vous avez été élu unanimement par vos colistiers, certaines interventions discordantes entendues il y a quelque temps montrent bien qu'il ne s'agit que d'une entente de circonstances, de l'UMP jusqu'à la gauche de trahison que vous osez appeler d'ouverture.
Un choix plus républicain dans vos rangs aurait dû amener à la désignation de la 1ère adjointe Monique Ryo, qui depuis de nombreux mois, représentait Monsieur Pierre André. Vous êtes donc élu dans des circonstances particulières qui ne relèvent peut-être pas que des circonstances locales, car les remous internes au sein de votre formation politique l'UMP en sont peut-être aussi la cause ? 29/09/2010
Et votre regret ? De ne pas avoir été plus performant au niveau de l'emploi... 23/09/2010
Les plus grandes manifestations en France depuis 15 ans voir l'article de La Dépêche Nous sommes toujours plus nombreux à nous mobiliser pour une réforme des retraites juste, efficace et durable. Le président doit «retirer le projet», et «recevoir les partis de gauche et les syndicats», Ensemble, faisons reculer le gouvernement !
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