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15 janvier 2010 - Vœux de la section aux Saint-Quentinois 

Les vœux d’Anne Ferreira, Vice-Présidente du Conseil Régional de Picardie.


Je vous souhaite une très belle année 2010 et vous adresse tous mes vœux de santé et de bonheur.

Chaque mois de janvier porte son cortège de souhaits et d’espoirs au travers des poignées de mains, des messages électroniques, des sms, et des, encore nombreuses cartes, que nous nous échangeons.

Chacune, chacun y va de son petit mot et nous nous contentons bien souvent de prononcer réciproquement la formule magique afin de nous éviter la maladie ou l’infortune, qu’elle soit matérielle ou sentimentale.

Mais si on exprimait vraiment nos souhaits, on aurait bien d’autres choses à dire.

On pourrait souhaiter que chacun ait un emploi et une vie agréable, mais on se dit qu’avec un Etat qui prévoit lui-même d’être la plus grosse entreprise française en terme de plan social avec 30 000 postes supprimés, la partie n’est pas gagnée.

On pourrait souhaiter la fin du débat sur l’identité nationale au profit d’un débat sur le mieux vivre ensemble.

On pourrait souhaiter une réforme de la fiscalité pour que celle-ci soit plus juste et non pas l’addition de nouvelles taxes.

On pourrait souhaiter le maintien de la Poste et le développement des services publics qui sont notre richesse commune.

On pourrait souhaiter qu’au niveau international, on puisse enfin prendre des décisions pour l’avenir de notre planète et surtout pour un meilleur avenir de tous les Hommes.

On pourrait souhaiter la fin de l’instrumentalisation de chaque fait divers par le gouvernement au profit de l’application des lois existantes et d’une meilleure justice.

On pourrait souhaiter que cessent les mensonges et la démagogie …

On pourrait souhaiter une France qui respire, qui porte des valeurs d’humanisme, de solidarité, de progrès et d’émancipation… et que dans ce pays chacune et chacun trouve sa place, sa voie … alors ne lâchons rien, et poursuivons notre action, nos combats pour mieux vivre ensemble.

Avec toute mon amitié.

 

 

 

 

 
  [3]

Vœux de la section aux Saint-Quentinois
le 23 janvier 2010

Lire aussi l'article du courrier Picard


Étaient présents, Anne Ferreira,  vice présidente du Conseil Régional, tête de liste de l’Aisne pour les élections régionales du mois de mars, Stéphane Andurand, candidat sur la liste, Carole Berlemont, élue municipale et Jean-Pierre Lançon, secrétaire de section et élu municipal.
Les élus municipaux d'opposition à Saint-Quentin.

Extrait de l'intervention du secrétaire de section, Jean-Pierre Lançon.


Tous nos vœux, au nom de la section du Parti Socialiste de Saint-Quentin à toutes les Saint-Quentinoises et tous les Saint-Quentinois.

Mes pensées et celles de mes amis et camarades vont particulièrement à tous ces hommes et femmes déjà fragiles au quotidien et qui vivent de plein fouet cette crise économique et sociale.

Nous avons été à leurs côtés durant toute l’année 2009 pour dénoncer la baisse du pouvoir d’achat, les licenciements dans les

 
        Stéphane Andurant,
        membre du bureau de la section.

entreprises, les attaques sur les services publics.
Pour défendre le service public de la poste dès janvier et lors de la votation citoyenne le 3 octobre.
Pour défendre le pouvoir d’achat et l’emploi lors des manifestations du 29 janvier, du 19 mars, du 1er mai et du 13 juin.
Pour dénoncer la mascarade de la venue du président de la République le 24 mars.
Pour apporter notre soutien et être présents auprès des travailleurs de Tergal fibres, de Nexans et   également des « Conti ».
Nous serons également à leurs côtés lors de cette année 2010.  Nous souhaitons, dans la tradition des voeux, que cette année 2010 soit pour toutes et tous signes d’égalité, de justice et de solidarité.

Pourtant, au delà des souhaits, force est de constater que la situation politique est marquée par un climat particulier : nous sommes à mi mandat. La tension est désormais perceptible entre le président de la République et les Français mais aussi avec les élus de terrain. D’une part, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy stagne au plus bas. D’autre part la tension avec les élus est visible. L’épisode du congrès des maires – qui commence à devenir un rituel- est là pour le rappeler.

La suppression de la taxe professionnelle, le redécoupage électoral, la nouvelle architecture des collectivités locales avec la mise en place d’élus communs aux Départements et à la Région sont autant de sujets qui provoquent des réactions parfois vives de rejet – y compris dans la majorité, tant elles ont été mal préparées et sont vécues comme le « fait du prince ». L’affaire de la nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’Epad en a aussi rajouté une couche. Le climat politique s’est donc tendu et la campagne des élections régionales, va crisper un peu plus la situation.

C’est dans ce contexte, qu’ Eric Besson a lancé le débat sur l’identité nationale. Ce n’est pas un hasard. Je viens de le dire, nous sommes à la veille d’une échéance électorale importante pour la majorité présidentielle. On nous refait le coup de la peur. Après les questions d’insécurité aux dernières présidentielles, de portiques et de fouilles des cartables lors des européennes, c’est, cette fois, ci l’identité nationale qui est appelée à la rescousse. La ficelle est grosse.

A vouloir ratisser toujours un peu plus sur les terres du Front national, la majorité présidentielle se retrouve à devoir gérer un débat public dont on voit comment il est en train de déraper. Vouloir définir l’identité nationale c’est en creux définir ceux qui ne relèvent pas de cette identité tricolore, chère au président de la République. C’est montrer du doigt ceux qu’il faut exclure des rangs de la nation. Ce sont les immigrés ou encore ceux qui n’auraient pas la couleur de peau ou le certificat d’origine contrôlée…

Ce jeu est un jeu dangereux, surtout en période de crise où l’on sait que les nationalismes outranciers trouvent leurs racines. En ces moments, c’est de cohésion sociale et de solidarité que nous avons besoin, pas de machine à fabriquer des boucs émissaires. Les récents événements de Calabre sont là pour nous montrer comment les situations peuvent déraper rapidement et tourner à l’affrontement raciste.

Aujourd’hui ce débat empoisonne l’actualité. De tous les cotés de l’échiquier politique des voix s’élèvent pour en demander l’abandon, tant il est nauséabond et contraire à nos principes républicains.

Sans doute ce débat a-t-il pour objectif de faire oublier une situation économique toujours plus sombre pour les salariés.  De ce point de vue, nous avons toujours à faire à notre inoxydable « Super Président » qui nous assène que la France a, non seulement gagné une bataille idéologique contre le libéralisme « anglo-saxon », mais aussi obtenu des résultats économiques bien meilleurs que ses partenaires. Pourtant, si le rebond est réel et les mesures prises dans l'urgence justifiées, les orientations, prises sous la pression du patronat et des contribuables les plus riches, de limiter le rôle des services publics, ou encore de multiplier les allègements ou exonérations sous prétexte de préserver leur capacité d'investissement, est typiquement inspiré du modèle néolibéral mondialisé.

Les contradictions ne manquent pas : l'investissement privé est en panne, l'Etat a lancé un emprunt pour compenser. La consommation n'aurait pas besoin de soutien, mais le succès de la « prime à la casse » automobile démontre au contraire l'importance de stimuler la demande.

La crise économique et sociale continue et le seul véritable redémarrage est celui de la finance qui renoue avec des profits démesurés. Ceux qui ont provoqué la crise sont ceux qui en sont déjà sortis. On continue donc comme avant, « comme si de rien n'était ». Les bonnes intentions affichées sur la régulation financière au plus fort de la crise semblent s'évanouir comme neige au soleil surtout du côté américain. Faute de réformer et d’encadrer le monde de la finance et de la spéculation, les politiques prennent le risque d’une rechute et d’un enracinement d’un chômage massif et de longue durée. Des mesures sociales en faveur des plus pauvres doivent être prises pour lutter contre les inégalités sociales qui s'aggravent et des conditions de vie des plus démunis inacceptables.

Petit à petit, on voit se dessiner les perspectives pour l'année 2010. Une croissance française de 1,2% sur l'année ne suffira pas à faire reculer le chômage, bien au contraire. Fin 2010, celui-ci devrait crever la barre des 10%. Rappelons pour mémoire que le taux de chômage était de 7,8% fin 2008. A noter que pour la première fois le taux de chômage de la zone euro a dépassé la barre des 10%. La crise est bien mondiale et l’Europe n’est pas épargnée…mais peine à trouver des solutions collectives

Dans l'année qui vient, être aux côtés de ceux qui auront à défendre leur emploi sera une de nos priorités !

La perspective des Régionales est un premier pas pour donner un signe fort au gouvernement de notre mécontentement. Mais elle est également un encouragement, à celles et ceux qui ont pendant 6 ans à la tête de la Région en majorité socialistes mais aussi communistes, verts et radicaux de gauche, pour qu’ils puissent poursuivre leur politique.

Comme il sait que ces élections régionales vont être difficiles pour l’UMP, parti du président, pour Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, tous les moyens sont bons même les contre vérités.

Non, monsieur Bertrand la Région n’est pas en faillite ….
Non, la Région ne nous surtaxe pas….

Il ne dit pas comment son gouvernement répartit les richesses.
Il donne aux riches :
En 2008, 13 988 bénéficiaires du bouclier fiscal se sont vu rembourser en moyenne 32 470 € pour un montant total de 458,3 millions d’euros. Il prend aux pauvres : le gouvernement a créé plus de 20 taxes nouvelles (franchises médicales, taxes sur les ordinateurs, hausse de la redevance télé, taxes sur les accidentés du travail…
(Nous sommes entrain de distribuer d’ailleurs un tract explicatif aux Saint-Quentinois visible sur notre site http//www.parti-socialiste-saint-quentin.fr)

Comme il sait aussi que ces élections régionales vont être l’expression du fort mécontentement des électeurs face à la politique menée par la droite actuellement et qu’il va les perdre, il lance à la cantonade : « Si nous gagnons, nous n’augmenterons pas les impôts. Qui peut le croire ?
Un engagement de tartuffe, à la manière de son maître Nicolas Sarkozy (Souvenons nous du travailler plus pour gagner plus) comme on dit chez nous c’est un prometteu de bons jours ….et pour ce qui est du bonjour et des serre mains, nous n’avons plus rien à lui apprendre, c’est le premier de la classe politique…

Un tartuffe, celui qui ne veut pas dire qu’il est prêt à assumer la suite de Pierre André.
Lorsqu’on demande à Jean-François Coppé s’il envisage de se présenter à la présidence de la République après Nicolas Sarkozy, il répond oui sans hésiter.
Un tartuffe qui ose dire que l’indexation des prix permet aux retraités de maintenir leur pouvoir d’achat.

Aucun retraité qui voit sa feuille d’impôt communal augmentée surtout pour les ordures ménagères et pour la part communale, « 3 fois plus que la Région » depuis 2004, son gaz et son électricité, sa prime d’assurance parfois sa mutuelle, et toutes les taxes gouvernementales (franchises médicales, taxe carbone au mois de juillet, etc…), aucun retraité ne peut le croire.

 L’année 2010 sera marquée par la réforme des collectivités territoriales, par une nouvelle détérioration de l’emploi, c’est à craindre, mais surtout par de nouvelles mesures sur les retraites mises de côté et qui ne seront dévoilées qu’après les élections régionales. 
Ce gouvernement craint-il que ses mesures soient si impopulaires qu’ils les gardent sous le coude ?

En tout cas, sur les retraites, nous nous préparons avec l’ensemble du corps social pour réagir à des mesures inacceptables.

Comme en 2009, nous serons à leurs côtés.

En ce qui concerne la politique locale, nous avons décidé d’observer une certaine  trêve, en ce moment particulier des vœux, en raison des ennuis de santé de Pierre André, par respect pour lui ; mais sachez que nos représentants au conseil municipal continueront à dénoncer ce qu’ils considèrent comme contraire aux intérêts des saint-quentinois et qu’ils continueront à proposer d’autres alternatives.

2010, une bonne année ?
Nous le souhaitons mais nous ne pouvons ignorer qu’elle sera difficile pour de nombreuses Saint-Quentinoises et de nombreux Saint-Quentinois.

2010, un espoir ?
Que l’expression par le vote, lors des élections régionales, traduise à la fois le mécontentement populaire mais aussi la volonté que la Région Picardie, avec la gauche rassemblée autour de Claude Gewerc, poursuive son action.

2010, une volonté ?
Ce sera pour nous socialistes, d’être aux côtés de celles et ceux qui subissent les licenciements, les suppressions de postes dans la Fonction publique.
Nous savons aussi que ce sera une année décisive pour les retraites.

Jean-Pierre Lançon